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les tyrans de ce monde / Depuis Mai 2006

Génocides Hiroshima et Nagasaki au Japon

13 Avril 2017 , Rédigé par Ribaat Publié dans #ETATS-UNIS

Au nom de Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux

Génocides Hiroshima et Nagasaki au Japon

Ribaat

Deux rapports avec images

Posté le 13 Avril 2014

 

 

« Les Américains auraient-ils pu épargner Hiroshima et Nagasaki ? »

Il y a 70 ans, les Etats-Unis bombardaient Hiroshima. Une solution radicale pour mettre fin à la Seconde Guerre mondiale... La seule ?

L'Obs. Publié le 27 Mai 2016 à 18h17, article de Maxime Laurent

Les 6 et 9 août 1945, Hiroshima et Nagasaki sont la cible des deux premiers bombardements nucléaires de l’histoire. Presque partout dans le monde, la curiosité et la fascination l’emportent sur l’effroi… Mais plus de 200.000 morts et un cortège de graves pathologies frappant les blessés autorisent enfin, dans les mois qui suivent, des questions sur la nécessité de recourir à ces armes dévastatrices face à un ennemi déjà exsangue. Pour autant, les décisionnaires américains étaient-ils pleinement conscients de disposer d’un instrument de guerre aussi destructeur qu’immoral ?

Après le test réussi de la première bombe le 16 juillet 1945, le président Truman ne jugea pas utile d’attendre les analyses des retombées radioactives. Pourtant, les troupeaux qui paissaient à proximité ne tardèrent pas à perdre leur pelage et à décliner ; était-ce suffisant pour décourager l’usage d’une arme qui devait "seulement" détruire une énième ville ? Dresde et Hambourg, en Allemagne, et beaucoup d’agglomérations japonaises n’avaient-elles pas déjà subi l’apocalypse ? Sans doute.

Mais l’absence – volontaire – d’interrogation américaine sur les conséquences sanitaires de la bombe a généré la conviction de ne pas violer les lois de la guerre. Le 25 juillet, Truman lui-même voulut se convaincre, dans son journal, que "l’objectif n’était que militaire".

L'historien Nicolas Bernard explique : « On peut se demander pourquoi les décideurs américains n’ont pas cherché à éviter l’emploi de la bombe atomique, alors que d’autres options existaient. Mais, aux Etats-Unis, la population était lasse du conflit, enfin gagné en Europe. Truman entendait donc en finir au plus vite. Le débarquement au Japon laissait craindre des pertes importantes, même si les stratèges américains les ont largement surévaluées. En bref, les Etats-Unis ont employé la bombe parce qu’ils le pouvaient. »

Montrer le pouvoir de l'Oncle Sam

Il y eut certes un débat sur la stratégie à employer : "Opposés à Truman, les républicains essayaient d’adoucir l’exigence de capitulation inconditionnelle, d’autres proposaient d’impliquer l’URSS afin de prendre le Japon en tenaille, tandis que les plus radicaux suggéraient d’employer des gaz toxiques ou des défoliants."

Dès lors, la bombe A offrait une autre solution, dont la radicalité a, semble-t-il, d’abord été perçue par le seul pouvoir politique, notamment la Maison-Blanche. Dans son Journal, Truman note ainsi, le 25 juillet :

« Nous avons découvert la bombe la plus terrible de l’histoire […]. Nous l’utiliserons contre le Japon d’ici le 10 août. C’est certainement une bonne chose pour le monde que la bande de Hitler ou celle de Staline n’aient pas mis au point cette bombe atomique. Il semble que ce soit l’invention la plus terrible qui ait jamais été faite, mais cela peut aussi être la plus utile. »

Oppenheimer, le père de la bombe, à l’unisson avec l’exécutif, plaida pour la destruction d’une ville japonaise, susceptible de montrer le pouvoir de destruction acquis par l’Oncle Sam. A l’origine, il était même question de larguer cinq bombes, dans un contexte marqué par une violence guerrière paroxystique.

Face aux kamikazes japonais (de moins en moins efficaces) et au regard des tapis de bombes déversés sur l’archipel, "l’arme atomique passait pour une sorte de gros explosif, estime Nicolas Bernard. Après avoir longtemps sollicité l’entrée en guerre de l’URSS, Truman pouvait enfin mettre fin aux hostilités à ses propres conditions". Et, accessoirement, signifier à l’Empire soviétique la supériorité militaire des Etats-Unis.

Le gouvernement japonais, l’armée ainsi que l’empereur refusaient le démantèlement de leur nation, envisageable s’ils se rendaient sans négocier. Tous étaient donc prêts à infliger un ultime bain de sang aux GI en cas de débarquement.

Le Japon prêt à transiger

Reste que les interceptions américaines des télégrammes codés entre les autorités japonaises et leurs diplomates avaient permis de connaître un fait essentiel : le pouvoir nippon acceptait de transiger. Déchiffré le 31 juillet par le renseignement américain, un message du ministère des Affaires étrangères japonais assurait en effet que "Tokyo étudie l’ultimatum allié" (en fait des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la Chine), énoncé le 26 juillet, pendant la conférence de Potsdam. Trop tard. L'historien Christian Destremau l'assure :

Les signes de plus en plus nets qui indiquaient qu’une capitulation était désormais envisagée de tous côtés, moyennant certaines conditions, n’intéressaient plus depuis plusieurs semaines le président Truman."

D’autre part, on peut supposer qu’une entrée en guerre de l’URSS contre le Japon – extrêmement redoutée dans l’archipel –, aurait permis de tester la résolution nipponne, et peut-être de précipiter la reddition de l’armée impériale. Or Staline s’était engagé à déclarer la guerre au Japon trois mois après la capitulation allemande, soit le 8 août. Les Etats-Unis n’attendirent pas.

« PHOTOS. Hiroshima et Nagasaki : il y a 70 ans, la bombe A faisait 210.000 morts »

Publié le 05 Aout 2015 à 19h24 par L'Obs avec AFP

 

En août 1945, les Etats-Unis larguaient, à trois jours d'intervalle, deux bombes atomiques, l'une sur Hiroshima, l'autre sur Nagasaki. Retour en images sur les dévastations. Ici, le Dôme de Genbaku, ruine emblématique d'Hiroshima, photographié par l'armée américaine en novembre 1945, soit trois mois après le bombardement de la ville japonaise. (AFP PHOTO/HIROSHIMA PEACE MEMORIAL MUSEUM)

 

Un homme face au Dôme de Genbaku, le 8 septembre 1945, un mois après le bombardement d'Hiroshima. Le monument-symbole est, depuis 1996, inscrit au Patrimoine mondial établi par l'Unesco. "Il a été préservé tel qu'il était juste après le bombardement [...] en espérant une paix durable et l'élimination finale de toutes les armes nucléaires de la planète. C'est un symbole dur et puissant de la force la plus destructrice que l'homme ait jamais créée, qui incarne en même temps l'espoir de la paix", lit-on sur le site de l'organisation. (Stanley Troutman/AP/SIPA)

 

Il est 8h15, le 6 août 1945, lorsqu'un bombardier B-29 baptisé Enola Gay largue Little Boy ("petit garçon" en français) sur Hiroshima. Une bombe à uranium dotée d'une force destructrice équivalente à 16 kilotonnes de TNT. Quarante-trois secondes plus tard, alors qu'elle se trouve à 600 mètres du sol, la bombe explose en une boule de feu dégageant une température d'un million de degrés Celsius. Puis, un gigantesque champignon nucléaire s'élève au-dessus de la ville. (AFP PHOTO/HIROSHIMA PEACE MEMORIAL MUSEUM)

 

Du métal tordu et des gravats : c'est tout ce qu'il reste de ce qu'était Hiroshima, auparavant centre industriel japonais de premier plan, sur cette photo prise peu de temps après le bombardement atomique. La chaleur de la boule de feu fait grimper la température au sol jusqu'à 4.000 degrés, de quoi faire fondre de l'acier. Les bâtiments de pierre survivent mais portent, imprimées sur leurs murs, les formes d'humains calcinés. (AP/SIPA)

 

Des médecins militaires dispensent un traitement d'urgence à des survivants du bombardement d'Hiroshima. Sunao Tsuboi, aujourd'hui âgé de 90 ans, est un survivant. Alors jeune étudiant, il se trouvait à environ 1,2 kilomètre de l'impact. Lorsqu'il s'est relevé, sa chemise, son pantalon et sa peau flottaient en lambeaux, des veines pendaient de ses plaies, une partie de ses oreilles manquait, raconte l'AFP. (AP/SIPA)

 

Photo prise le 10 août 1945 à Hiroshima de deux frères ayant survécu au bombardement atomique de la ville.(AFP)

 

Une femme donnant le sein à son enfant brûlé, quatre jours après le bombardement atomique d'Hiroshima par l'aviation américaine.(AFP/STF)

 

Photo non datée d'une victime du bombardement atomique d'Hiroshima. Little Boy a tué 70.000 personnes sur le coup, mais dans les mois qui ont suivi, le nombre de morts a doublé, atteignant 140.000, du fait de l'exposition aux radiations. (SIPA/RETRO/LIBRARY OF CONGRESS/E.R.L.)

 

Montage de deux photos de 1945 montrant Hiroshima avant et après son bombardement atomique. "D'après les estimations, environ 350.000 personnes se trouvaient à Hiroshima", le jour du bombardement, lit-on sur une page en français du site du musée du Mémorial pour la Paix d'Hiroshima. "Ce chiffre inclut des dizaines de milliers de Coréens et de Chinois dans des camps de travaux forcés. Des étudiants venus de l'Asie du Sud-Est et des prisonniers de guerre américains figuraient parmi les victimes." (AFP)

 

Un wagon carbonisé après le bombardement atomique d'Hiroshima. Sur son site, le musée du Mémorial de la Paix publie quantité de photos d'objets-témoins du cataclysme, comme cette gamelle scolaire retrouvée auprès d'un enfant de 13 ans, dont le contenu – un déjeuner de soja, d'orge et de légumes – est à jamais transformé en charbon... (HALEY/SIPA)

 

Le colonel Paul Tibbets, pilote de l'Enola Gay, l'avion qui a lâché la bombe atomique sur Hiroshima, fait un salut depuis son cockpit avant le décollage, le 6 août 1945. Les Etats-Unis ne se sont jamais excusés pour ce bombardement, rappelle l'AFP, pas plus que pour Nagasaki atomisée le 9 août suivant. Aucun président américain en exercice ne s'est d'ailleurs rendu dans les deux villes martyres japonaises. (National Archives/NEWSCOM/SIPA)

 

L'avion Boeing B-29 Superfortress Enola Gay atterrit sur la base de Tinian, dans les Mariannes, après sa mission de bombardement sur Hiroshima, le 6 août 1945. (AP/SIPA)

 

Trois des douze hommes qui composèrent l'équipage de l'Enola Gay, photographiés après avoir procédé au bombardement : de gauche à droite, le capitaine Theodore Van Kirk, navigateur, le colonel Paul Tibbets, pilote, et le major Thomas Ferebee, bombardier. Theodore van Kirk, qui était le dernier en vie, est mort l'été dernier. Il a été enterré le 5 août 2014, à un jour près, la date-anniversaire du largage de Little Boy. (AFP PHOTO/US AIR FORCE)

 

Débriefing de l'équipage de l'Enola Gay, à Tinian, dans les Mariannes, après son retour de mission sur Hiroshima, le 6 août 1945. Au premier plan à gauche, assis au coin de la table, le capitaine Theodore Van Kirk, navigateur. (AP/SIPA)

 

Trois jours après Hiroshima, les Américains larguent une nouvelle bombe A sur Nagasaki, une autre ville japonaise. Ici, le champignon atomique sur ce port. 70.000 personnes mourront des suites du bombardement, dont 40.000 sur le coup. (AP/SIPA)

 

Une Japonaise et un enfant en tenue traditionnelle, survivants de la bombe atomique lâchée sur Nagasaki, sur une photo prise le 9 août 1945, jour du cataclysme sur la ville. Leurs visages sont marqués par des brûlures dues à la chaleur de l'explosion. De maigres rations alimentaires ont été distribuées à la population en détresse. (STR/AP/SIPA)

 

En haut, Nagasaki, ville foisonnante ; en bas, théâtre de la désolation après son bombardement atomique.(AP/SIPA)

 

En haut à gauche, ce qu'il reste d'une usine, sur une photo prise le 4 septembre 1945 à Nagasaki, bombardée un mois auparavant.(AP/SIPA)

 

L'avion Boeing B-29 Superfortress Bockscar de l'armée américaine qui largua la bombe atomique sur Nagasaki le 9 août 1945 (photo prise quelques mois plus tard, à Roswell). (AFP/STF)

 

Le président américain Harry S. Truman, radio à la main, lit le communiqué sur la première bombe A lâchée sur le Japon, le 6 août 1945, tandis qu'il fait route pour les Etats-Unis, à bord de l'USS Augusta, à son retour de la conférence de Potsdam. Les deux bombardements atomiques portent un coup final au Japon impérial, qui se rendra le 15 août 1945. (AP/SIPA)

 

Le 5 août 1946, un an après le bombardement d'Hiroshima, un petit enfant pleure dans les ruines de la ville dévastée. "L'histoire d'Hiroshima depuis 70 ans, c'est un peu celle du Japon. Et vice-versa.", relève Barthélémy Courmont, chercheur associé à l'Iris, dans une tribune livrée au "Plus". (AFP)

 

La ville dévastée d'Hiroshima sur une photo prise en 1948, trois ans après le bombardement atomique de la ville. Chaque 6 août depuis 1947, une Cérémonie de la paix se déroule dans le Parc de la paix, en mémoire du cataclysme. (AFP/STF)

 

Des enfants portent des masques pour se protéger de l'irradiation, dans la ville dévastée d'Hiroshima, en 1948. Ce 6 août 2015, comme chaque année à la même date, la Cloche de la paix sonnera à Hiroshima à 8h15 précisément, l'heure du bombardement. Les personnes rassemblées observeront une minute de silence. Et comme chaque année, un appel pour l'abolition des armes nucléaires sera lancé. (AFP/STF)

Sources :

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20150805.OBS3708/les-americains-auraient-ils-pu-epargner-hiroshima-et-nagasaki.html

http://tempsreel.nouvelobs.com/galeries-photos/monde/20150805.OBS3722/photos-hiroshima-et-nagasaki-il-y-a-70-ans-la-bombe-a-faisait-210-000-morts.html

 

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