Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
les tyrans de ce monde / Depuis Mai 2006

Les Arabes et Israël - Conflit ou Conciliation ? (Ahmed Deedat)

12 Avril 2017 , Rédigé par Ribaat Publié dans #« ISRAËL »

Au nom de Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux

Les Arabes et Israël - Conflit ou Conciliation ? (Ahmed Deedat)

Ouvrage du professeur musulman

AHMED DEEDAT,

spécialiste incontesté des religions.

Ribaat

Mai 2006

Mise à jour Avril 2017

Le Livre en entier :

LES ARABES ET ISRAEL - CONFLIT OU CONCILIATION ?

 

Ahmed Deedat, que Allah lui fasse Miséricorde.

SOMMAIRE

Chapitre 1 : la couverture ! la couverture !

Chapitre 2 : pile ou face.

Chapitre 3 : le débat saboté.

Chapitre 4 : le Coran et les juifs.

Chapitre 5 : une nouvelle génération de juifs.

 

Allah le Dieu Unique (dans son dernier Livre divin envoyé) dit : « Ô enfants d'Israël, rappelez-vous Mon bienfait dont Je vous ai comblés, (Rappelez-vous) que Je vous ai préférés à tous les peuples (de l'époque). » (Saint Coran : sourate 2 verset 47)

CHAPITRE 1 : LA COUVERTURE ! LA COUVERTURE !

TIREZ DES ENSEIGNEMENTS DES JUIFS

(Initialement, en 1982, le titre du livre « Les Arabes et Israël - Conflit ou conciliation ? » était le thème d'un débat entre l’auteur du livre Ahmed Deedat et le Dr E. Lottem). Le sujet avait été choisi par les juifs. Vous trouverez des détails dans le chapitre suivant « Pile ou face ! ». Tout d'abord, avant de poursuivre la lecture de cet ouvrage, regardez encore une fois la couverture du livre. Elle ne contient aucun truquage. Tout d'abord, vous y voyez une femme musulmane qui vient de tirer son « petit David » des griffes des soldats Israéliens. Puis, vous voyez un jeune soldat juif, peut-être le petit-fils d'une victime ou rescapé de l'Holocauste. Quelle ironie : le persécuté est à présent le persécuteur !

Au cours de l'un de mes voyages nocturnes, alors qu'il m'était impossible de me reposer et que j'éprouvais un besoin irrésistible de lire, j'entrepris de parcourir tous les journaux anglais que je trouvais. Je lus ainsi le « Time », « Newsweek », etc...et le hasard me mit, entre les mains, un magazine qui m'était peu familier sur lequel je lus : « Vous devez savoir la vérité...sur la Jordanie » (Voir page ci-contre)

Je ne pus m'empêcher d'éprouver de l'émerveillement pour nos cousins juifs. Nous pourrions tellement apprendre à leur contact. Ce sont les cobayes de Dieu ici-bas. Tuez des enseignements de leur histoire, dans le Coran et la Bible. Ignorez leur fierté, leur arrogance, leur esprit de rébellion, qui les conduisent à un asservissement répété. Imitez leur patience, leur persévérance et leur organisation qui les conduisent à avoir la Palestine sous leur contrôle et pour la seconde fois.

Cette publicité devait modifier les convictions, quelles qu'elles pussent être, des juifs et des chrétiens sionistes indociles, et aussi peut-être des quelques Palestiniens qui pensent que la Jordanie est la Palestine. En d'autres termes, ce devait être un moyen d'attirer l'attention mondiale ailleurs que sur la question du viol du territoire palestinien par les juifs. Le monde continue de débattre sur cette question, oubliant le sort des victimes de la cupidité et de l'ambition juive, oubliant la population de Gaza et de la Rive Occidentale. L'intention était ignoble mais le planning extraordinaire ! Tandis que l'idée germait en moi, bientôt l'occasion se présenta : « Allah a créé l'occasion ».

LA PHOTO QUI GAGNE LE CONCOURS

J'ai vu, dans un journal local, cette même image de l'oppression et de la répression israélienne. Mon attention fut attirée par l'expression de peur qui se lisait sur les visages des victimes. Je murmurai : « Mon Dieu ! Mon Dieu ! Combien de temps encore, ces gens devront-ils souffrir ? »

Vous devez savoir si...LA JORDANIE est/ou n'est pas la Palestine ?

Récemment, le roi Hussein de Jordanie a surpris le monde entier en annonçant sa rupture ainsi que celle de son pays par rapport à tous les engagements pris avec les Palestiniens arabes de Judée/Samarie (la rive Ouest du Jourdain). Il a ainsi aggravé l'isolement politique que connaît la région. Alors qu'il se désolidarise des problèmes de cette région et de ces habitants, le roi déclare que « la Jordanie n'est pas la Palestine ! »

QUELS SONT LES FAITS

- Pour mieux appréhender cette phrase du roi Hussein, il convient de faire un retour historique relatif à la Jordanie. Antérieurement à la 1er
Guerre mondiale cette région, « le moyen Orient », était Partie intégrante de l'Empire ottoman. Français et Britanniques vainqueurs des Turcs, les boutèrent hors de cette région et se la partagèrent. Les Français s'approprièrent ce qui est à Présent, la Syrie et le Liban. Les Britanniques s'emparèrent de l'Irak, de la Palestine, de l'Egypte et de la Péninsule arabe.

En 1917, la Grande-Bretagne, par la Déclaration de Balfour, s'engageait à « établir et faire de la Palestine une patrie pour le peuple juif ». Lorsque Israël déclara son indépendance en 1948 le jour même de la création de son état cinq armées l'envahissaient. Parmi ces armées se trouvait-elle de la Transjordanie avec à sa tête des officiers britanniques. Les Israéliens vainquirent les cinq armées.

L'Égypte occupa cependant Gaza, la Transjordanie « la rive Ouest » et les quartiers Est de Jérusalem. Rapidement, la Transjordanie se fit appeler la Jordanie et procéda à l'annexion de cette région afin de l'intégrer à son royaume.

En 1967 Hussein commit l'erreur fatale de sa carrière royale. il se laissa séduire par l'Egypte de Nasser et prit par à ce qui devint la guerre des six Jours. Toutes les armées arabes furent décimées.

il est, à présent évident pour le roi Hessein de Jordanie, que si 800.000 Palestiniens arabes de la Rive Ouest devaient créer un état indépendant (PLO), ces Palestiniens rechercheraient une union avec leurs frères de Jordanie. Cette union ne se ferait pas sous la tutelle du roi Hussein, mais sous celle du PLO. Ce qui signerait la fin de sa dynastie. Quelque soit la déclaration que le roi Hussein ait voulu faire il est évident d'un point de vue historique et tout en faisant Preuve de bon sens, que la Jordanie est la Palestine et que la Palestine est la Jordanie.

Je ne suis pas d'un caractère à pleurer facilement, mais la réalité de la photo me secoua profondément, et oubliant mon insensibilité, je fondis en larmes. Je sais que quiconque ayant un tant soit peu de pitié aurait fait de même. Je décidai de demander l'original de la photographie, car la reproduction tirée pour le journal n'était pas de très bonne qualité. Je ne pouvais donc pas l'utiliser à mon tour. Je me rendis au journal le « News Editor » pour y retirer la photo originale en noir et blanc. Plus tard, un exemplaire en couleur me fut adressé (voir page 27). J'avais fait le premier pas, le reste allait suivre ! ...

Allah dit : « Et quant à ceux qui luttent pour Notre cause, Nous les guiderons certes sur Nos sentiers, Allah est en vérité avec les bienfaisants. » (Saint Coran : sourate 29, verset 69)

CONCOURS LITTÉRAIRE

Le défi, à son origine, était de faire en sorte que cette photo soit publiée par les média chrétiens à tendance sioniste. Une photo qui montrait « une génération illégitime » commettant des atrocités envers de malheureux Palestiniens, dont le seul crime est qu'ils soient de race et de culture différentes, et qu'ils ne disparaissent ni se désintègrent ainsi que le souhaiteraient tant les Juifs. Afin de faire connaître et de mettre en évidence la situation de la communauté palestinienne opprimée par les juifs d'Israël ; un concours (de composition) littéraire fut lancé, et les meilleurs textes récompensés par un prix.

La photo (voir couverture), qui portait le sous-titre suivant « Le visage de la peur », sollicitait des participants de trouver un autre titre et de donner leurs impressions. Regardez les yeux du jeune garçon, puis le visage terrifié de sa mère, et ceux des jeunes filles palestiniennes, bouche bée, effrayées, et alors vous aussi vous ressentirez cette peur. Plus tard, je reçus cette même photo en couleur. Elle figure en page centrale avec l'appel du juif allemand autrichien, Leopold Weiss : un appel au cœur et à la conscience de la nation juive, que nous développons dans le chapitre III sous le titre « Quelques bons juifs ». Si cette photo, ainsi que le texte qui l'accompagne, ne vous font pas verser de larmes, alors cela signifie qu'il y a quelque chose de malsain dans « notre » humanité, quelque chose qui n'existe que chez les sadiques et les pervers !

LA RÉACTION DES JUIFS

Les sionistes eurent connaissance de notre campagne de publicité par l'entremise de leurs agents et sympathisants. Ils purent ainsi boycotter la publication d'un certain nombre de journaux, bien que nous ayons déjà réglé les factures relatives à cette publicité. Lisez donc l'article intitulé « Publiez-le ou ne le publiez pas » pp. 40-41. Les journaux, qui firent paraître la publicité, furent témoins d'une levée de boucliers de la part des juifs, des protestations de la part du « peuple élu » nous qualifiant d'« antisionistes », d'« antisémites ». Voyez donc, page suivante, l'article de The argus : « La publicité anti-Israël qui irrite les juifs d'Afrique du Sud ». Ou voyez encore, page suivante, le journal The Capte Times et l'article intitulé « Ruée sur la publicité palestinienne », ainsi que le journal The Sunday Tribune qui a publié cette même photo (voir couverture) avec le titre suivant : « La photo-furie ». Nos arrière-cousins juifs sont très généreux en qualifiant injustement d'antisémite quiconque ne partage pas leur point de vue. Ils usent de ce qualificatif comme d'une baguette magique, tenant ainsi en respect le monde chrétien, évoquant dans leur esprit Hitler, (Holocauste, les pogroms, le massacre de milliers d'innocents, hommes femmes et enfants, uniquement parce qu'ils étaient juifs.)

Chaque année à Pâques, les chrétiens explosent : « Tuez les juifs ! », « Meurtriers du Christ ! » ; « Ils ont tué notre Dieu ! » Dix siècles de meurtres, de pillages commencent à présent à tourmenter la conscience des chrétiens. Par ailleurs, l'expression « antisémite » reste la formule magique qui masque chaque crime perpétré par les juifs. D'ailleurs, l'Occident ne ferme-t-il pas les yeux sur chaque atrocité commise par les Israéliens, de peur de se voir qualifiée d'« antisémite » ? Tout comme leur parrain l'ex-Président « Rambo-Reagan" ils ne font rien de mal ! Ils sont irréprochables !

The Argus

(le plus important journal du Cap)

Cape Town- vendredi 20 Janvier 1989

La publicité anti-israélienne qui agace les Juifs
d'Afrique du Sud

 

La communauté juive sud-africaine est « irritée et outragée » Par une publicité qui est publiée dans plusieurs journaux à travers le pays, c'est ce que révèle une déclaration du Conseil sioniste de la Province Ouest. Le conseil dit que la publicité présente une femme arabe tendant les bras vers son enfant qui tenterait de fuir les soldats israéliens. Des prix en espèces étaient prévus pour les lecteurs qui donneraient une légende à cette photo. « Une déclaration commune de la Chambre des Députés juifs sud africains et de la Fédération Sioniste Sud-africaine précisait que la publicité était d'une vulgarité criarde et un moyen de propagande évidente avec comme but essentiel l'accroissement de l'hostilité envers l'Etat d Israël.

La souffrance arabe
Cette déclaration ajoutait par ailleurs que si le Centre International pour la Propagation de l'Islam se sentait vraiment concerné par cette publicité sur la souffrance du peuple arabe alors qu'il faudrait organiser un concours les légendes des photos révélant ces incidents quotidiens les plus affreux au Liban, ou la vie humaine ne sont plus respectées par les différentes factions arabes qui se combattent violemment. Le fait que L'IPCI ait choisi Israël, dont le gouvernement a déclaré ouvertement rechercher une solution pacifique aux situations difficiles de Gaza et de la Cisjordanie, n'est rien d'autre que l'exploitation de ce problème à des fins criminelle, propagande criminelle. Cette déclaration ajoute que L'IPCI n'a pas les moyens financiers pour une telle opération.


Cape Times Fondé en 1876-Tel. 208 49 11, Vendredi, 20 Janvier 1989

Ruée sur la publicité palestinienne.

Par Malcom FRIED.

 

 

Le Centre de Propagation Islamique est accusé par des organisations juives de faire de la publicité criminelle, suite à la publication d'une publicité dans des journaux.
La Chambre des Députés juifs d'Afrique du Sud et le Conseil sioniste d'Afrique du Sud ont déclaré hier que la communauté juive était ulcérée et outragée par ces publicités. De son côté, le chef de l'IPCI, M. Ahmed Deedat qualifiait hier la réaction des juifs d’« hypocrisie hystérique ».

L'IPCI fait Paraître, cette semaine une publicité dans les journaux sud-africains pour un livre de M. Deedat Elle montre une mère palestinienne qui, apparemment, arrache son fils des mains des soldats israéliens. A cela s'ajoutait une déclaration d'un correspondant du « Frankfurt Zeitung » M. Léopold Weiss. Celle-ci dit en substance : « Comment est-il possible, Je me le demande, qu'un peuple aussi intelligent que les juifs n'envisagent le conflit sioniste--arabe qu'en termes juifs. Sont-ils désespérément aveugles qu'ils ne voient pas

le futur douloureux vers lequel leur politique nous conduit ? » Dans leur déclaration commune, la Chambre des Députés et la Fédération sioniste précisent que cette publicité était d'une vulgarité criarde
et un moyen de propagande évidente avec comme but essentiel l'accroissement de l'hostilité envers l'Etat d'Israël. » M. Deedat précisait, de son coté, que l'IPCI n'était pas anti-Juif, mais opposé à la politique israélienne dans les « Territoires occupés ». Il confirma la poursuite de la campagne publicitaire.

QUEL HOMMAGE !

Voyons ce que le Sénateur Claude Pepper dit de son Président-Teflon* comme il se plait à l'appeler.

*Teflon : « matière utilisée, entre autres, pour les fers à repasser. Il protège le tissu de toute brûlure, tout en protégeant le fer à repasser. »

Pensez-vous que le Président Bush pourra sortir son administration du « lobby juif » dans lequel son prédécesseur l'a plongée et qu'il lui a léguée ? Nous prions afin que Bush agisse en toute justice et sagesse face aux cruautés israéliennes à l'encontre des Palestiniens sans défense. Voyez donc « Rambo-Reagan » tel qu'il est page 30.

The Daily News

THE DAILY NEWS - Vendredi 13 Janvier 1989

Un hommage étrange à Reagan
suscite la colère des Américains

 

New-York. Parmi tous les adieux pleins d'émotion et parfois qui ont vu couler les larmes, faits au Président Reagan au cours des derniers jours de son mandat, aucun ne fut aussi inattendu que « l'hommage » que lui rendit hier le sénateur Claude Pepper, un de ses critiques de longue date. Alors qu'il applaudissait le Président Reagan, le Président Teflon

« pour son habileté à déjouer les critiques, le sénateur Pepper déclara que quoique le Président fasse, jamais il ne s'attirait les foudres de la censure. Qu'il fasse mal à l'un ou à l'autre, chacun l'aime, lui pardonne » déclare Peppers. Puis vint le coup final : « Je pense même que si on surprenait le Président en flagrant délit d'agression en

vers une personne âgée de 88 ans, sur les marches du Capitole, aussitôt on saisirait d'elle et on lui dirait ; « Que faites-vous donc à notre Président ? » Les Américains sont exaspérés par cette remarque de Pepper alors qu'ils sont plongés dans leurs adieux sentimentaux au plus populaire des présidents de ces 50 dernières années.

CHAPITRE 2 : PILE OU FACE

DÉBAT SUR LA PALESTINE

Je fus contacté par le Professeur Mason, de l'Université de Natal, à Durban, alors que la Blitzkrieg* que menaient les Israéliens au Liban était à son apogée. Il m'informa que les étudiants juifs de son université organisaient une conférence et qu'un membre officiel de l'Ambassade de Prétoria y participerait. Le thème fixé était « Le problème palestinien ».

*Blitzkrieg : « expression allemande qui se traduit par « guerre-éclair ». Souvenez-vous de l’armée hitlérienne déferlant d'un pays à l'autre à la vitesse de l'éclair ! »

En tant que Britannique qui se respecte, il lui sembla malhonnête de ne proposer à ses étudiants (un mélange d'hindous, chrétiens, musulmans et juifs) qu'une version des faits. J'avais été pressenti pour donner le point de vue musulman sur cette question. Le Professeur Mason me demanda si j'étais prêt à discuter de ce sujet avec le juif. Ayant eu, au cours de ces trente dernières années, de nombreuses discussions, débats et dialogues avec des juifs au sujet de la Palestine, j'acceptai la proposition du Professeur Mason.

LE TITRE DU DÉBAT

Le Professeur s'enquit auprès de moi quant au meilleur moyen de faire de la publicité sur le thème du débat. Je proposai un titre : « Les pro et les anti-Israéliens ». Le Professeur Mason l'accepta et reconnut même que ce titre sonnait juste et clair, mais il lui fallait également recueillir l'accord des organisateurs juifs de ce débat. Il devait donc revenir me voir. Quelques jours plus tard, il me téléphona et me fit savoir que ma proposition n'avait pas été retenue par les étudiants juifs. Ils me proposaient, de leur côté, le titre suivant : « Les Arabes et Israël : conflit ou conciliation ? » J'acceptai ce titre. Ils demandèrent par la suite que je prenne la parole le premier. J'acceptai aussi.

DE TOUTE FAÇON NOUS SOMMES PERDANTS

Vous avez, bien sûr, compris qu'il y a un piège dans le titre. Nos cousins nous ont déjà muselés avant que ne commence la joute verbale. S'agit-il d'un « Conflit ou d'une Conciliation ? » Lequel choisiriez-vous ? Que ce soit l'une ou l'autre, nous sommes bons seconds. Si nous optons pour le « conflit » au cours du débat, alors nous nous attirerons l'hostilité de presque tout l'auditoire, car les étudiants de l'université se réclament comme des êtres honnêtes, justes et pacifiques. Tout comme ils souhaitent que les deux parties soient équitablement entendues et puissent conclure objectivement. Un musulman choisissant le « conflit » ferait figure de querelleur, de belliciste. Alors que le monde entier appelle à la « paix », le musulman parle (?) de « guerre ».

Si nous choisissons la « conciliation », pour éviter le piège précédent, alors les juifs demanderont : « Pourquoi nous jetez-vous alors des pierres ? » D'une façon ou d'une autre, nous sommes perdants. Pile, je gagne, et face tu perds ! C'est le génie juif. Allah leur a fait don d'une intelligence supérieure. C'est une marque de confiance de Dieu. Il donne à chacun d'entre nous quelque chose de plus. C'est un test, une mise à l'épreuve.

PAS INUTILE !

Lorsque Dieu Tout Puissant donna à son ami Ibrahim (le Saint Prophète) la bonne nouvelle de la naissance de « son premier fils » Ismaël, ainsi que le rapporte le Livre de Allah (notre Créateur) : « Nous lui fîmes donc la bonne annonce d'un garçon (Ismaïl) longanime. » (Saint Coran : sourate 37 verset 101)

A présent, remarquez la modification subtile lors de l'annonce de la naissance de son second fils Isaac. Allah dit : « Ils dirent : ‹N'aie pas peur ! Nous t'annonçons une bonne nouvelle, [la naissance] d'un garçon plein de savoir›. » (Saint Coran : sourate 15 verset 53)

L'aîné, son caractère, les expressions et les habitudes de ses descendants, les Arabes sont prédits dans la Parole de Dieu, dans le Saint Coran, sous le couvert du mot « halim » qui signifie « humble, soumis, prêt à l'abstinence » dans la voie de Allah. De son côté Isaac, père de la race juive, était doté de sagesse, connaissance et intelligence, et de toutes les responsabilités.

RIEN DE NOUVEAU

*P : Abréviation de la formule de révérence : « Que la Paix soit sur lui ».

En essayant ainsi de nous prendre au piège par le biais de cette question embarrassante « Conflit ou Conciliation ? » nos cousins n'ont pas innové. Ils firent de même avec Jésus-Christ (P)* deux mille ans auparavant. Ils (les juifs), lui (Jésus) ont aussi posé et reposer des questions embarrassantes et des devinettes. Voyez donc leurs inimitables flatteries et ruses :

« ... Maître, lui dirent-ils, nous savons que tu es véridique et que tu enseignes la voie de Dieu en toute vérité, sans redouter personne, car tu ne regardes pas à l'apparence des hommes. Dis nous donc ce que tu en penses : est-il permis ou non de payer le tribut à César ? Mais Jésus qui connaissait leur malice répondit : Pourquoi me mettez-vous à l'épreuve, hypocrites ? Montrez-moi la monnaie avec laquelle on paie le tribut. Et ils lui présentèrent un denier. Il leur demanda : de qui sont cette effigie et cette inscription ? De César, lui répondirent-ils. Alors, il leur dit : rendez donc à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. (1) » (Sainte Bible : Matthieu 22:16-21)

(1) : « En Islam, la dichotomie n'existe pas. A Dieu et à César. Tout appartient à Dieu. Mais cela n'est pas l'objet du présent ouvrage. »

Jésus (P) était autant juif que ces interrogateurs. Ils avaient été envoyés afin de le prendre au piège, mais il avait fait en sorte que la situation se retournât contre eux. Ils les prirent à leur piège ! S'il (Jésus) avait répondu : « Payez le tribut », alors les leaders juifs auraient fait savoir au peuple que Jésus (P) n'était pas le messie (le Christ, celui qui fut engendré) (2), le libérateur des juifs de la tutelle romaine, mais au contraire un espion de l'oppresseur romain. Si, par contre, il leur avait répondu : « Ne payez pas le tribut », alors ils auraient obéi. Et s'ils avaient alors été arrêtés pour n'avoir pas payé, ils se seraient défendus : « Notre Messie nous interdit de payer le tribut ». Et Jésus (P) aurait dû affronter les autorités. Il aurait encore perdu. Pile, je gagne ! Face, tu perds !

(2) : « Messie : si vous souhaitez une explication plus complète quant à ce titre, alors demandez à IPCI votre exemplaire du livre « Le Christ dans l'Islam ». http://www.ahmed-deedat.co.za »

Ce n'est pas là, leur dernier subterfuge afin de réfuter et confondre Jésus (P). Les scribes et les Pharisiens (les intellectuels juifs) mettent encore Jésus (P) à l'épreuve :

« Alors les scribes et les Pharisiens amènent une femme surprise en adultère (1), la placent au milieu et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère. Moïse, dans la loi, nous a prescrit de lapider de telles femmes : toi donc, que dis tu ? » Ils disaient cela pour le mettre à l'épreuve... Comme ils persistaient à le questionner, il se redressa et leur dit : « Que celui de vous qui est sans péché lui jette le premier la pierre ». (Sainte Bible : Jean 8:3-7)

(1) : « Assez bizarrement, Jésus ne demande jamais où eut lieu l'adultère. La loi dit que l'homme, tout comme la femme, sera lapidé. »

A nouveau, les juifs tentèrent de prendre Jésus (P) au piège. S'il avait alors dit : « Laissez-la aller », sans aucune marque d'amour ni de compassion pour les faibles et humbles de ce monde, alors les juifs auraient dit de lui qu'il n'était pas le fils de Dieu. « Ce n'est pas le Messie que nous attendons ». N'est-il pas, en effet, écrit dans le Lévitique (20:10) que « L'homme et la femme adultères seront punis de mort » (?). Par ailleurs, s'il avait prononcé une peine de mort, selon la Loi de Dieu, alors les juifs auraient très certainement lapidé la femme, bien que cela soit contraire à la loi du pays. En effet, l'adultère, dans l'empire romain, n'était pas considéré comme un crime capital, et il ne l'est d'ailleurs toujours pas dans les nations judéo-chrétiennes.

PRISONNIER D'UN DILEMME

Jésus (P) se trouvait pris au piège ! Quelque soit son choix, il tombait dans le piège tendu par les juifs : s'opposer à la « Loi de Moïse » ou à la « Loi de Rome » ? Il (Jésus) ne pose pas explicitement la question. Il résous le problème de façon fort adroite :

« Que celui de vous qui est sans péché lui jette le premier la pierre. » (Jean 8:7)

Il connaissait son peuple et le tenait pour ce qu'il était :

« Une génération mauvaise et adultère. » (Matthieu 12:39)

TEL PÈRE, TEL FILS

Ce que les juifs firent à Jésus (P), leurs enfants ne le firent. Ils imposèrent le sujet du débat : « Conflit ou Conciliation ? »… « Comme vous voudrez ! ». J'acceptai en toute connaissance de cause, bien que d'habitude les musulmans aillent combattre les yeux fermés. Les nombreuses résolutions des Nations Unies, les Accords de Camp David, et les diverses conventions de cessez-le-feu sont autant de preuves de leur incapacité. Les juifs demandèrent à ce que je prenne le premier la parole. J'acceptai, ayant conscience des avantages et des inconvénients qu'il y avait à parler le premier.

Le grand débat eut lieu en 1982, dans la grande salle de l'université de Natal, alors que les bombardements massifs israéliens des musulmans de Beyrouth Ouest atteignaient leur paroxysme. Le débat connut un succès important. Suivirent de nombreuses questions intéressantes auxquelles nous répondîmes. Le tout avait été enregistré sur vidéo cassette. Pour des raisons techniques, le document vidéo ne put être utilisé dans notre programme. A ce jour, nous pouvons nous enorgueillir de posséder une soixantaine de programmes vidéo différents et de très bonne qualité, y compris « Les Arabes et Israël - Conflit ou Conciliation ? » (1) tiré d'une conférence donnée à Cape Town avec les questions et les réponses qui suivirent.

(1) : « Cette conférence est, â présent, disponible en anglais sur cassette simple et vidéo-cassette. Demandez-la au centre. http://www.ahmed-deedat.co.za »

Le point crucial du débat avec le Dr E. Lottem fut que les juifs n'avaient aucun droit, ni moral, ni éthique, sur la Palestine. A la fin de cet inoubliable débat, en 1982, le Dr Lottem me confia que « C'était les chrétiens qui étaient derrière toutes ces luttes en Palestine ». Le monde chrétien mourait d'envie de créer un embrasement qui conduirait inéluctablement à un anéantissement. Ce qu'ils appellent en Palestine « ARMAGEDDON ». Pas d'Armageddon : pas de seconde venue du Christ ! Cette pensée diabolique du carnage humain, si atterrant qu'il soit, les obsèdent à ce point que les pertes en vies humaines de la 1er puis de la 2ème Guerre mondiales réunies ne seraient qu'insignifiantes pour eux.

Les juifs ne croient pas dans la version chrétienne de Jésus (P) revenant dans les cieux pour attirer à lui les croyants survivants et cela pour l'éternité. Cette frénésie chrétienne, pour un, retour momentané du Christ, est bénéfique aux juifs qui, voient là le moyen de gagner les chrétiens aveuglés à la cause d’Israël. Un autre entretien fut prévu, avec comme thème « Solution au problème palestinien », m'opposant au Rabin Rosen. Les sionistes sabotèrent ce projet.

Allah dit : « …Si les gens du Livre croyaient, ce serait meilleur pour eux, il y en a qui ont la foi, mais la plupart d'entre eux sont des pervers. » (Saint Coran : sourate 3 verset 110)

CHAPITRE 3 : LE DÉBAT SABOTÉ

QUELQUES BONS JUIFS

Léopold Weiss, un juif autrichien, se rendit à Jérusalem vers la fin de l'année 1992 en tant que reporter du journal allemand « Frankfurter Zeitung » (le journal de Francfort). A ce moment-là une réunion officieuse avait lieu au domicile d'un ami, avec le Dr Chaim Weizmann, chef incontesté du mouvement sioniste. Il était entravé par des jeunes admirateurs : Ben Gourion, Begin et Dayan ? Le Docteur avait étalé la carte de la Palestine sur la table et il donnait des conseils sur la façon de faire le découpage pour en extraire un Etat juif.

ET AU SUJET DES ABABES ?

Le jeune journaliste ne put que constater l'indifférence la plus complète dont faisaient preuve ces sionistes en herbe, ainsi que l'injustice du projet de déracinement de toute une communauté légalement établie. Il rompit alors le silence respectueux des sionistes qui écoutaient le Dr Weizmann et demanda :

(Citation) : « Et au sujet des Arabes ? » (le jeune journaliste continue son exposé). J'ai sûrement commis une erreur en faisant cette remarque « discordante » au milieu du discours, car le Dr Weizmann alors se tourna lentement vers moi, posa la tasse qu'il tenait et répéta ma question : « Et au sujet des Arabes...? ». Et bien. Comment pouvez-vous espérer faire de la Palestine votre patrie au vu et au su de l'opposition passionnée des Arabes qui sont majoritaires dans ce pays ? Le chef sioniste haussa les épaules et répondit sèchement « Nous espérons qu'ils ne seront plus majoritaires, d'ici quelques années » Peut-être bien. Vous suivez ce problème depuis des années déjà, et vous connaissez donc certainement mieux la situation que moi. Hormis le fait que l'opposition Arabe peut ou ne peut pas vous créer de difficultés politiques, l'aspect moral ne vous gêne-t-il pas ? Ne pensez-vous pas commettre une erreur lorsque vous envisagez de déplacer un peuple qui a toujours vécu dans ce pays ? »

« Mais, il s'agit de notre pays », rétorqua le Dr Weizmann, en fronçant les sourcils. « Nous ne faisons que reprendre ce dont on nous a dépossédé à tort. » (Le jeune journaliste juif continue) Je me demandai comment était-il possible qu'un peuple, doté d'une telle intelligence, comme les juifs, puisse évoquer le conflit sioniste-arabe uniquement avec des termes juifs ? Ne voyait-il pas donc pas le futur pénible que leur politique ne manquerait pas de créer ? Cet ilot juif s'exposerait alors, et à jamais, aux combats acharnés, de l'amertume et à la haine que déchaînerait cet océan arabe ? Comme c'est étrange, pensais-je, qu'une nation, qui avait souffert de tant d'injustices au cours de sa longue et pénible diaspora, n'avait qu'un seul but : faire subir à une autre nation innocente de tous les crimes dont souffrirent alors les juifs. (Après avoir prononcé cette phrase, je vis bien des yeux : briller d'émotion) : Ce phénomène, je le savais, n'était pas une exception dans le cours de l'histoire : Je fus surtout très triste d'être le témoin de cet état de fait. » (Fin citation)

LAVAGE DE CERVEAU

La question revient souvent : « Comment était-ce possible ? » C'est possible. Tout est possible. C'est uniquement une question de programme ou de lavage de cerveau. Ainsi, une nation civilisée et cultivée, comme l'Allemagne, fut programmée à incinérer 6.000.000 de juifs ! Certains diront que ce chiffre est un leurre. Même s'il n'y avait eu que 600 ou seulement 6 juifs de tués au nom du racisme, c'était tout aussi dramatique. Comment cela fut-il possible ? Parce que les Allemands pouvaient subir un lavage de cerveau, tout comme les juifs, les musulmans et les chrétiens. En fait, tout le monde peut subir un lavage de cerveau : hindou, musulman, chrétien ou juif.

MES RELATIONS AVEC LES JUIFS

Au début des années 50, j'ai travaillé pour les juifs. Ils me traitaient bien et me payaient tout aussi bien. Ils furent parmi mes meilleurs employeurs, au long de ma carrière commerciale. A cette époque, la société ou je travaillais possédait 9 magasins, et à présent, Beare Brothers possède plus de 125 établissements en Afrique du Sud. Un jour mon patron, Mr Bernie Beare, me fit appeler dans son bureau et me dit qu'il attendait un couple juif qui arrivait d'Argentine. Il voulait les divertir, leur faire visiter le quartier indien à Durban et leur faire goûter à la cuisine épicée indienne. Beare voulait que je le conseille. Je lui indiquai le restaurant indien « Goodwill Lounge », très occidental sauf peut-être par le curry qu'il utilise, afin de préserver le côté oriental. « Je leur ferai goûter ce que nous mangeons, nous, les musulmans. Je jouerai de la musique indienne pour accompagner le repas, et leur servirai de guide à la plus grande mosquée de l'hémisphère sud, dans le centre ville. » Il aima assez mon offre, mais il devait en parler à sa femme.

Le lendemain matin, il m'appela et me fit savoir que sa femme acceptait avec joie ma proposition. A l’heure et à la date fixée, six personnes se présentèrent : M. et Mme Beare, M. et Mme Daniels et le couple d'Argentine. Tous des juifs. Alors que nous dégustions le curry, le riz et le pain azyme tout en conversant, nous entendîmes l'Azân (l'appel à la prière musulmane). Mon domicile n'était qu'à quelques pas de la mosquée « Jumma Masjid ». Je leur traduisis et commentai alors l'Azân au fur et à mesure. La fin du dîner et celle de l'Azân coïncidant, je proposai de nous rendre à la mosquée et d'y voir prier les musulmans. Mon employeur s'inquiéta de savoir s'ils seraient autorisés à y entrer. Il avait sans doute oublié mon programme initial. Je répondis : « Bien sûr ! » Les musulmans d'Afrique du Sud sont très larges d'esprit, et tolérants envers les non-musulmans. Les Aalims (théologiens musulmans) leur rappelèrent l'exemple de notre Saint Prophète (Ç)* qui hébergea les chrétiens de Najrân dans sa mosquée à Médine. Ils dormirent à la Masjid-î-Nabawwi (mosquée), y prirent leurs repas et s'entretinrent avec le Prophète Mohammed (Ç) durant trois jours et trois nuits. Le dimanche, il leur proposa même d'utiliser la mosquée pour leur service religieux chrétien.

*(Ç) : « Abréviation de la formule de révérence : « Que la prière, [çalsc(.)], d’Allah soient sur Lui « Ses descendants ».

DES JUIFS A LA MOSQUÉE

Arrivé à la Mosquée, je demandai à mon employeur ainsi qu'à ses invités « ôter leurs chaussures. Je réalisai alors que je les mettais dans l'embarras. Je leur demandai donc aussitôt s'ils connaissaient la raison pour laquelle il fallait se déchausser. Ils répondirent négativement. J'expliquai alors : « Vous convenez-vous, alors que Moïse était sur le Mont Sinaï, Dieu lui dit ... « Je citai à ce moment-là cette partie de la Sainte Bible commune aux juifs et aux chrétiens : « (Dieu) dit : N'approche pas d'ici, ôte tes sandales de tes pieds, car l'endroit sur lequel tu te tiens est une terre sainte » (Sainte Bible / Exode 3:5)

Tandis qu'ils s'asseyaient sur 1e banc pour regarder, je m'excusai et partis faire mes ablutions. Ayant terminé, je retournai auprès d'eux et expliquai : « Voyez-vous, Monsieur, le musulman doit prier cinq fois par jour et ceci chaque jour de l'année. Celui ou celle qui se recueille sérieusement doit donc se laver cinq fois par jour et cela chaque jour de l'année. Toutes les parties visibles du corps doivent être lavées : les mains, les pieds, le visage, les narines et la nuque. Se rincer la bouche et se brosser les dents en font partie. Il existe trois bonnes raisons de ce rituel, à mon avis, mais les théologiens en trouveront plus. »

(Première raison) : Tout d'abord, d'un point de vue purement hygiénique, personne ne peut reprocher à une autre personne de se laver cinq fois far jour. C'est un bon exercice pratique. (Ils hochèrent la tête en signe d'acquiescement).

(Deuxième raison) : L’ablution a aussi un impact psychologique. La personne se lave, non pas parce qu'elle est sale, mais parce qu'elle va se présenter devant Son Seigneur.

(Troisième raison) : En plus, il y a un autre commandement de Dieu au Saint Prophète Moïse (P) : « Moise, Aaron et ses fils s'y lavèrent les mains et les pieds ; lorsqu'ils entraient dans la tente et qu'ils s'approchaient de l'autel, ils se lavaient comme l'Eternel l'avait ordonné à Moïse. » (1) (Sainte Bible / 40:31-32)

(1) : « Gardez en mémoire ce verset et les suivants. Ils vous seront d'une aide précieuse pour non-musulmans de la mosquée de votre quartier. »

Tout en disant cela, je conduisis mes visiteurs dans la salle principale de prière et les fit asseoir près du mur, au fond. Ils regardaient l'Ishaa (la prière du soir) aussi appelée en arabe Çalât al Ishaa. Après le Çalât, je retournai auprès d'eux pour leur donner d'autres explications et répondre à leurs questions. Je leur indiquai ainsi la signification des différentes positions et mouvements au cours de la prière musulmane, la plus intrigante restant le Sujûd (la prosternation). Tout en indiquant un frère qui se prosternait, au cours d'une prière facultative, je fis remarquer : « C'est ainsi que prièrent tous les Prophètes. » Cela pourrait n'être qu'une généralisation exagérée, mais il n'en est rien. Si vous avez déjà lu vos Saintes Ecritures vous le confirmerez. Alors, je citai l'Ancien Testament qui est commun aux juifs et aux chrétiens :

« Abraham tomba face contre terre et Dieu lui parla en ces termes... » (Sainte Bible / Genèse 17:3)

« ... Ils (Moïse et Aaron) tombèrent face contre terre : et la gloire de l'Éternel leur apparut. » (Sainte Bible / Nombres 20:6)

« ... Josué tomba le visage contre terre, se prosterna et dit... » (Sainte Bible / Josué 5:14)

« Puis Il (Jésus) s'avança un peu, se jeta la face (contre terre) et pria ainsi... » (Sainte Bible / Matthieu 26:39)

Mon employeur, Mr Beare, s'exclama : « Deedat, vous autres, êtes plus juifs que les juifs ! » S'ils avaient été chrétiens j'aurais répliqué : « Oui, Monsieur, et plus chrétiens que les chrétiens ! » Malgré tous leurs défauts, les musulmans peuvent être fiers car ils excellent à marcher sur les traces des Prophètes de l'Ancien et du Nouveau Testament, et ceci mieux que quiconque.

PRÉSENTATION DU CORAN

Je retournai vers mon domicile avec mes compagnons juifs pour prendre le thé et les sambousas (tourtes à la viande de forme triangulaire). Alors que nous étions assis et que nous attendions les rafraîchissements, je demandai à Monsieur Beare : « Avez-vous déjà vu le Coran, Monsieur ? » Il me répondit : « Non ! En avez vous une traduction anglaise ? » Je répondis par l'affirmative : « Oui Monsieur ! Ne souhaitez-vous pas la voir ? » Il accepta. Je lui apportai la traduction en 3 tomes d’Abdullah Yusûf Ali, contenant dix parties. Je remis un tome à chacun des couples juifs et le dernier fut pour mon employeur, car ce tome-là comportait à la fin un index très étendu.

Alors que mes invités parcouraient les tomes, je proposai à mon employeur de regarder dans l'index le nom « Moise ». Lorsqu'il put trouver, je lui proposai de regarder quelques-uns des différents sujets de l'intitulé. La reproduction de cette page d'index est présentée à la page suivante. Il vérifia ainsi une référence ou deux, puis s'exclama : « Deedat, ce livre est très curieux ! », « Qu'a-t-il de curieux » demandai-je. Il me répondit : « Ce livre semble parler en notre (à nous les juifs) faveur, mais vous autres (parlant des musulmans) êtes tous contre nous ! » Je répliquai : « C'est vrai, Monsieur ! Voyez vous, les Egyptiens ont opprimé durement votre peuple, commis de nombreuses injustices envers vous, tué vos fils en laissant toutefois la vie à vos filles. Voyons ces versets coraniques :

Allah dit : « Et [rappelez-vous], lorsque Nous vous avons délivrés des gens de Pharaon, qui vous infligeaient le pire châtiment : en égorgeant vos fils et épargnant vos femmes. C'était là une grande épreuve de la part de votre Seigneur. Et [rappelez-vous], lorsque Nous avons fendu la mer pour vous donner passage ! Nous vous avons donc délivrés, et noyé les gens de Pharaon, tandis que vous regardiez. » (Saint Coran : sourate 2 verset 49-50)

Présentement, Dieu Tout Puissant nous raconte qu'un Égyptien païen avait perpétré d'innombrables actes de cruauté contre les Banî Israël (les Enfants d'Israël). Mais aujourd'hui la situation est différente : Vous autres juifs, avez usurpé nos terres ! Mon employeur me dit : « Deedat, comment pouvez-vous dire cela ? La Palestine nous appartient ! » Je rétorquai alors « Comment Monsieur ? » Il répondit : « Dieu nous l'a promise ! » Je questionnai : « Où. Monsieur ? » Alors il cita : « Je te (Abraham) donnerai, et à tes descendants après toi, le pays dans lequel tu viens d'immigrer, tout le pays de Canaan (la Palestine) en possession perpétuelle, et je serai leur Dieu » (Sainte Bible / Genèse 17:8)

LA PLUS GRANDE PLAISANTERIE EN ISRAËL

Je connais deux jeunes juifs d'Afrique du Sud qui ont émigré dans leur saint pays (Israël) car trop réceptifs et consternés par la discrimination à l'encontre des Noirs (1), (à cause) des législateurs blancs du système de l'apartheid. Deux semaines après, ils étaient de retour (sans s'être concertés) et tous deux pleuraient sur le sort des Palestiniens colonisés. Ils confirmèrent, l'un et l'autre, que les Palestiniens connaissaient un sort plus injuste et plus brutal de la part des juifs que celui du peuple de couleur d'Afrique du Sud

(1) : « Sont appelés « Noirs » tous ceux qui ne sont pas originaires d`Europe. Cela n'a aucun rapport avec la couleur de la peau. Un Turc blond aux yeux bleus est « Noir », mais un Grec à la peau mate est « Blanc » car c'est un Européen. »

L'un de ces juifs déplora l'anecdote la plus énorme qui se racontait en Israël. Si vous demandez à un juif en Israël : « Qui vous a donné la Palestine ? » (Tous sort très imprégnés du concept de la Genèse 17:8). Alors, sans la moindre hésitation, tous les juifs répondent : « Dieu ! » C'était donc Dieu Tout-Puissant qui avait donné la Palestine aux juifs. Mais demandez donc aux juifs israéliens s'ils croient en Dieu ; alors vous constaterez que plus de 75% répondront « Non ! » Ainsi, ces athées et ces libres-penseurs usent injustement du nom de Dieu afin de justifier leur usurpation des terres des Palestiniens !

VOYONS DE PRÈS LEUR REVENDICATION FANTAISISTE

Gardez bien en mémoire ce verset : « Je te donnerai...le pays de Canaan » (Sainte Bible / Genèse 17:8). C'est une preuve inestimable à l'encontre de tous les chrétiens et les sionistes juifs. Ainsi, c'est donc le « Holy Title Deed » (le Saint Titre de Propriété) qui doit être accompli. Les musulmans n'ont rien fait, ces derniers siècles, afin de repousser cette fausse idée ! Ils se doivent de convaincre juifs et chrétiens que, d'un point de vue moral et éthique, ces derniers n'ont aucun droit sur la Palestine.

TENTATIVE RÉELLE DE PROPRIÉTÉ

Alors que les autres invités juifs suivaient notre discussion, je dis à mon employeur : « Dans notre Torah (1), (les cinq premiers livres de la Bible sont communs aux juifs et aux chrétiens) avez vous retenu une prophétie de Dieu qui soit une promesse faite à Abraham et à ses descendants". Il me répondit: "Oui !" Alors je répondis : "Dieu nous donne, dans la Torah, un moyen de s'assurer qu'une prophétie qui Lui est attribuée est bien Sa Parole". Il dit alors

« Peut-être diras-tu dans ton cœur : Comment reconnaîtrons-nous la parole que l'Éternel n'aura pas dite ? Quand le Prophète parlera au nom de l'Éternel, et que sa parole ne se réalisera pas et n'arrivera pas, ce sera une parole que l'Éternel n'aura pas dite. C'est par audace que le Prophète l'aura dite : Tu n'en auras pas peur. » (Sainte Bible / Deutéronome 18:21-22)

(1) : « Demandez votre exemplaire du livre « La Bible est-elle la Parole de Dieu ? » au centre, pour ce qui se rapporte à la conception musulmane de la « Torah », http://www.ahmed-deedat.co.za »

GRANDIR DANS L'INJUSTICE... PLUS POUR LONGTEMPS

Allah dit : « Que ceux qui n'ont pas cru ne comptent pas que ce délai que Nous (Allah) leur accordons soit à leur avantage. Si Nous (Allah) leur accordons un délai, c'est seulement pour qu'ils augmentent leurs péchés. Et pour eux un châtiment avilissant. » (Saint Coran : sourate 3 verset 178)

Je lui demandai : « Ce moyen est-il sûr ? » Ce à quoi il répondit : « Oui ! » Je décidai : « Alors, appliquons-le à la prophétie ! » La Torah dit qu'à la mort d'Abraham (P) : « Isaac et Ismaël, ses fils, l'ensevelirent dans la grotte... C'est le champ qu'Abraham avait acheté aux Hittites. Là furent ensevelis Abraham et sa femme Sara. » (Sainte Bible / Genèse 25:9-10)

Plus tard encore, la Bible confirme que Dieu n'a pas tenu Sa promesse faite au patriarche Abraham (P) et aux anciens d'Israël : « C'est dans la foi qu'ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises, mais ils les ont vues et bien saluées de loin... » (Sainte Bible / Hébreux 11:13)

Qu'est-ce qui peut être plus clair que ces citations de ces Saintes Écritures ?

« Et il lui (Abraham) dit : Sors de ton pays et de ta famille, et va dans le pays que Je te montrerai. Il sortit alors du pays des Chaldéens et habita Haràm. De là, après la mort de son père, Dieu le fit passer dans ce pays (Palestine) que vous habitez maintenant ; Il (Dieu) ne lui (Abraham) donna dans ce pays aucun héritage, pas même de quoi poser le pied, mais Il promit de lui en donner la promesse ainsi qu'à sa descendance après lui... » (Sainte Bible / Actes 7:3-5)

IL Y A TOUJOURS QUELQUES « MAIS » JUIFS

Je demandai à mes visiteurs juifs si ceci était bien la « Vérité de l'Évangile » et je fus surpris de voir mon patron se faire le porte-parole de tous et répondre affirmativement. Ceci confirma donc un passage du Coran :

Allah dit : « …Si les gens du Livre croyaient, ce serait meilleur pour eux (les juifs et les chrétiens), il y en a qui ont la foi (des personnes sincères et loyales), mais la plupart d'entre eux sont des pervers. » (Saint Coran : sourate 3 verset 110)

Il est de notre devoir de trouver le moyen et la façon de communiquer avec ces quelques sincères et pieux juifs et chrétiens. Mon employeur admit que ces fils prouvaient que dans la Bible, il y avait des promesses qui n'avaient pas été tenues. Alors je lui dis : « Dans ce cas, Dieu Tout Puissant n'a pas pu faire de telles promesses. Dieu confirme bien dans le Saint Coran que s'Il fait une promesse, Sa promesse doit « arriver », comme le confirme le Deutéronome 18:22. »

Allah dit : « Telle est, en toute vérité, la promesse de Dieu. » (Saint Coran : sourate 4 verset 122)

Je conclurai en disant que le titre de propriété juif de la Palestine qui reposait sur la prophétie de la (Genèse 17:8) devient nul du fait de la preuve donnée dans le dernier Testament et la dernière volonté de Moïse (P). (Deutéronome 18:22). Pour mon patron, qui était un homme raisonnable, sensé, la discussion était close. Mais je poursuivis en disant : « Je reconnais que Dieu a fait cette promesse : Je te donnerai, et à tes descendants après toi,... tout le pays de Canaan, en possession perpétuelle » (Comme si la Palestine était la propriété de mon père).

TOUJOURS AUX AGUETS DE NOUVEAUX MAUX

Allah dit : « Et les Juifs disent : ‹La Main de Allah est fermée !› Que leurs propres mains soient fermées, et maudits soient-ils pour l'avoir dit. Au contraire, Ses deux Mains sont largement ouvertes : Il distribue Ses dons comme Il veut. Et certes, ce qui a été descendu (le Saint Coran) vers toi de la part de ton Seigneur va faire beaucoup croître parmi eux la rébellion et la mécréance. Nous avons jeté parmi eux l'inimité et la haine jusqu'au Jour de la Résurrection. Toutes les fois qu'ils allument un feu pour la guerre, Allah l'éteint. Et ils s'efforcent de semer le désordre sur la terre, alors que Allah n'aime pas les semeurs de désordre. » (Saint Coran : sourate 5 verset 64)

ILS CRACHENT SUR VOTRE AMOUR-PROPRE, CES SERPENTS VENIMEUX ! UN FAIT QUOTIDIEN DANS LA LUTTE QUOTIDIENNE DUN PEUPLE OPPRIMÉ !

Remarque : Le sujet de tout ce verset peut être cité ici au complet (ci-dessus). Les juifs blasphèment et se raillent, en raison de leur jalousie, plus on leur enseigne plus ils s'obstinent dans leur rébellion. Mais quel profit en tireront-ils ? Lorsqu'ils raniment les guerres, notamment contre les innocents, alors la Grâce de Dieu se déverse sur eux (les innocents) tel un fleuve pour éteindre ces feux. Mais leur ignominie continue d'inventer de nouveaux maux.

CEUX QUI SONT LE PLUS PRÈS DE LEUR SEIGNEUR

Allah dit : « Ceux qui ont cru, qui ont émigré et qui ont lutté par leurs biens et leurs personnes dans le sentier de Allah, ont les plus hauts rangs auprès de Allah... et ce sont eux les victorieux. » (Saint Coran : sourate 9 verset 20)

LES DESCENDANTS D'ABRAHAM

Je reconnais que la prophétie en question était péremptoire. Je poursuivis : « Qui sont les descendants d'Abraham (P) ? » Sans la moindre hésitation Mr Beare répondit : « Nous, les juifs ! » Je lui dis alors : « Il n'y a aucun doute que vous s’oyez issus d'Abraham, mais êtes-vous les seuls ? Dans le premier livre de la Bible, au moins une douzaine de fois, Ismaël, le père des Arabes, est-cité comme étant le fils et le descendant d'Abraham (P) :

« Agar donna un fils à Abram (devenu Abraham sur ordre de Dieu. Genèse 17:5); et Abram appela Ismaël le fils que Agar lui avait donné. » (Sainte Bible / Genèse 16:15)

« Abraham prit son Fils Ismaël... » (Sainte Bible / Genèse 17:23)

« Son Fils Ismaël était âgé de treize ans, lorsqu'il fut circoncis » (Sainte Bible / Genèse 17:25)

« Ce jour-même, Abraham fut circoncis, ainsi que son Fils Ismaël. » (Sainte Bible / Genèse 17:26)

« Isaac et Ismaël, ses Fils, l'ensevelirent dans la grotte de Makpéla, dans le champ d'Ephrôn... » (Sainte Bible / Genèse 25:9)

« Voici la postérité d'Ismaël, Fils d'Abraham, que l'égyptienne Agar... » (Sainte Bible (Genèse 25:12)

Si le Seigneur Dieu dédaigne ne pas reconnaître Ismaël comme étant le Fils et le Descendant d'Abraham (P) dans la Torah, qui peut se permettre de nier son patrimoine. Car Dieu ne permettra pas que les droits d'aînesse soient remis en cause même si cet enfant est celui d'une femme qu'il aime moins. (Deutéronome 21:16). Pourquoi les Enfants d'Ismaël (les Arabes) et les Enfants d'Isaac (les Juifs) ne vivraient-ils pas en paix et en harmonie, tout en appréciant les bienfaits de Dieu, ensemble et dans le pays promis ?

LA RAISON DU PLUS FORT EST-ELLE TOUJOURS LA MEILLEURE ?

Théoriquement, mon employeur était enclin à accepter ces faits, mais les idées reçues ne disparaissent que très difficilement. Alors il rétorqua : « Deedat, la Palestine nous appartenait, nous la gouvernions sous David et Salomon ! » Ce à quoi je répondis : « Monsieur, si d'avoir gouverné une fois un territoire par la force des armes vous donne alors un droit sur lui, alors nous autres, musulmans, si nous en avions les moyens, nous devrions, sur ce même principe, reconquérir l'Espagne ? Et toujours d'après ce même principe, les Hollandais auraient-ils le droit d'envahir l’Indonésie uniquement parce que leurs ancêtres l'auraient gouverné durant trois siècles ? Et pourquoi les Italiens ne revendiqueraient-il pas la Grande-Bretagne, car les Romains l'ont gouverné à un moment sous César ? »

« Non ! » dit vivement Mr Beare. Il s'agit là de conquêtes étrangères, mais la Palestine est notre mère-patrie. Nous n'avons fait que reprendre ce dont on nous avait dépossédés à tort. »…« Pardon, coupai-je, vous omettez un fait historique important. Les juifs ont aussi envahi la Palestine, sous Josué, il y a plus de trois mille ans et ils ont ainsi vaincu les habitants du pays. Ce n'était pas un territoire vierge qui attendait d'être occupé. Vous avez conquis trente royaumes en trente jours (Josué 12:24). Douze tribus d'Israël unies apposées à ces états villageois avec leur petit chef de village que vous appeliez « rois » ! Vous avez ainsi renversé les Amorites, les Edomites, les Philistins, les Moabites, les Hittites et bien d'autres encore que nous ne pouvons citer là. Vous les avez tous massacrés et pourtant ils revenaient toujours plus nombreux. Et alors, à nouveau, vous « les massacriez tous » et cependant ils étaient encore là ! »

« Ils vouèrent à l'interdit, au fil de l'épée, tout ce qui était dans la ville, hommes et femmes, enfants et vieillards, bœufs, moutons et ânes. » (Sainte Bible / Josué 6:21)

LA VIE ET LA MORT EST ENTRE LES MAINS DE ALLAH ! (ALORS QU’) UN LACHE NE LE SAUVERAIT PAS !

Allah dit : « Ô vous qui croyez ! Répondez à Allah et au Messager lorsqu'il vous appelle à ce qui vous donne la (vraie) vie, et sachez que Allah s'interpose entre l'homme et son coeur, et que c'est vers Lui que vous serez rassemblés » (Saint Coran : sourate 8 verset 24)

« VOICI COMMENT FLEURISSENT NOS ROSES, AU MILIEU DE L'ENFER DE L'OCCUPATION, DU MARTYR OU DE LA VICTOIRE ! »

Remarque : Nous devons dire et donner notre vie à l’appel du devoir et de la conscience car
cela conduit à la vie réelle, la vie éternelle. Même si apparemment il faut quitter les choses de ce bas-monde qui sont chères à notre vie. Si l’on rapproche cela au Jihad alors, par exemple se battre dans et pour la cause, au sens littéral et métaphorique, prend une signification tout à fait claire.

LA FOI : LA FIN DE LA PEUR !

Allah dit : « Ô les croyants ! Ne soyez pas comme ces mécréants qui dirent à propos de leurs frères partis en voyage ou pour combattre : ‹S'ils étaient chez nous, ils ne seraient pas morts, et ils n'auraient pas été tués.› Allah en fit un sujet de regret dans leurs cœurs. C'est Allah qui donne la vie et la mort. Et Allah observe bien ce que vous faites. » (Saint Coran : sourate 3 verset 156)

« MÈRES...AVEC UN TEL ESPRIT DE DEFIANCE QUELS MOUJAHID ILS FERONT !

Remarque : C'est le manque de foi qui l’effraie, d'affronter la mort, de faire son devoir-même s'il est dangereux, comme se battre pour une cause sacrés. Cette peur c'est la punition encourue pour manquer de foi. Si vous croyez alors affronter la mort, elle ne vous effrayera pas car elle vous permettra d'approcher un peu Plus du but. Vous savez que votre sort dépend de Allah. Rien ne peut arriver qui ne soit la Volonté de Allah. Si telle est la volonté de Allah que vous mourriez, rester à la maison ne sert à rien.

Les Chinois disent : « Une photo vaut dix mille mots », regardez cette photo :

 

« LE VISAGE DE LA PEUR »

Vous ne pouvez qu'être d'accord avec les Chinois : cette photo fait naître une douzaine d'émotions différentes : peur, colère, pitié...Elle a levé une forte réaction de la part des sionistes en Afrique du Sud. Une plainte se lève : Criez « Anti sioniste ! » Criez : « Anti sémite ! »

Croyez-le ou ne le croyez pas, cette ancienne politique est toujours d'actualité, réduisant au silence même les plaintes et les protestations des victimes de l'agression sioniste. Quelques grands journaux de notre pays ont censuré nos publicités bien qu'elles aient déjà été payées. Ils ne voulaient pas nous permettre de nous livrer. Ils nous ont ainsi bâillonnés. Ils sont tellement effrayés par le système sioniste si puissant ! Leurs revendications d'appuyer la liberté de la presse et la liberté d'expression sont vite oubliées. Voici quelques uns de ces journaux :

The Sunday Tribune

The Citizen

The Daily News

The Argus

The Natal Mercury

Die Transvaler (Afrikaan)

The Ilanga Lase Natal (Zulu)

 

Lorsque Salman Rushdie injurie et insulte le prophète de l'Islam (Mohammed) (Ç), ils revendiquent en chœur la liberté de la presse et celle d'expression. Ils ne craignent pas alors la réaction des millions de musulmans qui ont été blessés dans leurs sentiments. Comme c'est étrange ? Lorsque l'Apartheid est vigoureusement condamné par le gouvernement d'Afrique du Sud, ils reconnaissent que l'exclusivité d'une race est inacceptable. Lorsque le sionisme poursuit une politique raciale, ils se taisent. Non, ils vont même plus loin encore. Ils veulent que les autres aussi se taisent. Regardez encore cette photo. Si vous n'êtes pas conditionné et donc aveugle, vous serez d'accord avec nous ; sur…:


1. Tous les êtres humains que vous voyez : (a) les soldats juifs ; (b) le jeune garçon; (c) la vieille femme et (d) les filles qui regardent sont sémites.

2. Celui qui a pris cette photo était aussi sémite.

3. La Déclaration dans la publicité, qui secoua si fort les chrétiens sionistes et les juifs sionistes est le fait d'un juif, un sémite. (Léopold Weiss)

4. L'auteur de cette publication -- Mr Ahmed Deedat -- qui est un sémite de par ses connaissances, sa culture et son esprit. Tous ces héros sont aussi sémites : Moïse, David, Salomon, Jésus, Mohammed.

Alors comment être anti-sémite ? Nous vous supplions, vous, lecteur sensé, de nous faire savoir ce qui a pu réveiller la colère de la presse chrétienne gratuite contre les victimes de l'agression, de l'oppression et de l'exploitation sioniste ?

(a) "Publiez-le ou ne le publiez pas". C'est le titre du livre de 193 pages de Christopher Mayhew et Michael Adams sur « Les dissimulations au Moyen-Orient ». Ces grands journalistes britanniques déplorent le contrôle sioniste sur les médias : Radio et la Presse en Grande-Bretagne.
(b) « Ils osent en parler ouvertement » par Paul Findley un congressiste américain, qui explique en détails la façon dont les sionistes ont fait main basse sur les médias américains.
(c) Ainsi, l'on découvre que non seulement la Grande-Bretagne et les USA subissent
l'influence sioniste mais aussi l'Afrique du Sud.

L'EXHORTATION DE RODINSON

Pour Israël, le spectre perpétuel de la guerre est toujours présent avec son lot de destruction dans le passé, le présent et le futur. Il ne peut y avoir de solution au problème juif en Palestine sans coopération mutuelle avec les Arabes. Sur un plan moral et éthique, les juifs n'ont aucun droit sur la Palestine. Rodinson, un juif éminent, écrit dans son livre « Israël et les Arabes » :

(Citation) : « D'une part, ils (les Israéliens) ne peuvent revendiquer aucun droit historique sur une portion de territoire uniquement parce que certains de leurs ancêtres l'auraient habitée il y a deux mille ans. D'autre part, ils devraient admettre qu'ils ont considérablement fait souffrir cet autre peuple, en le privant de ses droits au moins aussi importants que les leurs. L'amertume que ressentit alors ce peuple opprimé, persiste aujourd'hui, et tant que cela sera ainsi, les droits des Israéliens ne seront qu'illusoires. Ils ne peuvent, en fait, qu'espérer être reconnus et acceptés par les Arabes. Alors, et alors seulement, leurs droits seront bien réels. » (1) (Fin citation)

Les Arabes aussi ont des droits, et à bien des niveaux, ils peuvent être considérés comme plus nobles que les Israéliens. Les Arabes de Palestine ont, sur la Palestine, les mêmes droits que ceux des Français en France, des Anglais en Angleterre. Et ces droits ont été violés sans qu'il n'y ait eu aucune provocation de leur part.

(1) : « L'auteur, ici, marque de son propre fait une certaine insistance. »

LE MAL FAIT AUX ARABES PAR LES ISRAÉLIENS EST BIEN RÉEL

Malgré tous les aveux, confessions et mortifications, les juifs persistent : « Nous avons la Palestine, nous gardons la Palestine ! »… « Avoir » n'est-ce pas déjà 90% du bon droit de son côté ! Mon employeur réagit d'ailleurs ainsi. Aussi, lui demandai-je : « Comment l'avez-vous (les juifs) eu ? Par la force des armes ? Alors, les Arabes n'ont-ils pas eux aussi le droit de chercher à reprendre leur patrie par la force des armes ? »

LA PROMOTION DE DEEDAT !

Mon employeur s'abaissa jusqu'à admettre : « Deedat, nous ne savions pas que les Arabes avaient une cause à défendre ». Il me demanda de mettre par écrit notre discussion et promit de le faire publier dans le « Temple David Magazine » (le Magazine du Temple de David) dont il était l'un des éditeurs. Je lui répondis : « Je ne sais pas écrire, sous-entendant « je ne suis pas écrivain ». Il me conseilla : « Deedat, écrivez comme vous parlez et je ferai la correction ». Je compris ce que cela signifiait. A présent, et après plus de trente années, j'ai terminé ce travail. Après une telle discussion, on s'attendait au moins que le musulman devienne la cible de son employeur juif. Mais non, j'y ai gagné le respect. Je suis passé de Deedat à Monsieur Deedat. J'eus droit alors aux « Bonjour, Monsieur Deedat, Bon après-midi, Monsieur Deedat, Bonsoir, Monsieur Deedat ! » M. Beare fit part à ses employés juifs, de l'expérience qu'il avait vécue avec moi, et plus particulièrement avec un certain M. Beinart le directeur du service « habillement » de la société.

ISMAËL UN BATARD ?

Deux jours plus tard, alors que je traversai le service de Mr Beinart, celui-ci m'appela. Il me parla de la conversation du patron à mon sujet. Il m'attaqua : « Vous ne me ferez pas ce que vous avez fait à M. Beare. Car Ismaël (le père des Arabes) n'était qu'un bâtard ! » Apparemment, il cherchait la polémique. N'importe qui l'aurait égorgé pour avoir dit cela ! Pendant les heures de travail au magasin, il n'était pas possible de discuter raisonnablement. Je lui proposai donc de venir dîner chez moi avec son épouse.

Après plusieurs semaines de négociations, je réussis à réunir pour dîner chez moi : M. et Mme Beinart, M. et Mme Phil et M. Townsend. Après l'hospitalité habituelle et la visite de la mosquée, nous sommes retournés à la maison pour prendre le thé. Alors que les deux juifs et les trois chrétiens dégustaient le thé et les sambousas, j'abordai la discussion par la remarque insultante que M. Beinart avait faite précédemment sur Hazrat Ismaël (Ismaël) (P). Je commençai donc : « M. Beinart, vous souvenez vous avoir lancé une accusation très grave et, qui plus est, fausse contre Ismaël, le père de la race Arabe. La maintenez-vous ? » M. Beinart confirma : « Bien sûr ! » J'avais espéré que le diner, l'hospitalité et les sambousas avaient eu quelque effet sur l'humeur belliqueuse de M. Beinart. Mais ce n'était pas le cas.

LA VIE : LE PLUS GRAND DES CADEAUX

Allah dit : « Vous n'atteindriez la (vraie) piété que si vous faites largesses de ce que vous chérissez. Tout ce dont vous faites largesses, Allah le sait certainement bien. » (Saint Coran : sourate 3 verset 92)

LES ESPRITS DE CONQUÊTE DE DEMAIN :

L'ESPRIT DE CES ENFANTS David(s) DOIVENT CONDUIRE A UNE VICTOIRE ÉVENTUELLE SUR LES JUIFS Goliath(s)

Remarque : Si vous offrez votre vie pour une cause, c'est le plus beau don que vous faite. Si vous faites don de votre personne, alors vos efforts personnels, vos dons, votre habile, votre savoir viennent en second. Si vous donnez vos biens, vos acquis, c'est aussi un beau don, car bien des personnes les préfèrent aux autres choses. Allah exige le non-égoïsme et il n'est pas d'acte non égoïste, petit ou grand, que Allah ne connaisse.

L'INDOMPTABLE ESPRIT DU JIHAD

Allah dit : « Ô vous qui croyez ! Combattez ceux des mécréants qui sont près de vous ; et qu'ils trouvent de la dureté en vous. Et sachez que Allah est avec les pieux. » (Saint Coran : sourate 9 verset 123)

OH JUIF ! VOUS NE POUVEZ PAS NOUS TUER TOUS ! VOUS NE CONNAITREZ PAS LA PAIX, TANT QUE LA VICTOIRE NE SERA PAS A NOUS !

Remarque : Lorsque le conflit s'avère inévitable, il faut d'abord à nos relations de tout ce qui peut être malveillant, car par là commence vraiment la lutte. Au mal il faut opposer une forte et dure résistance. Des négociations meilleures n'ont plus leur place chez les soldats qui se battent pour la vérité et le droit. Ils sont souvent un mélange de lâcheté, de dégoût, de cupidité et de corruption.

LES JUIFS RECONNUS TROIS FOIS COUPABLES

Je demandai donc à M. Beinart, selon le judaïsme, ce qui était préférable : qu'une personne ait des enfants de sa propre sœur ou « une esclave » ? Il répondit : « D'une esclave » (Il ne savait pas encore ce qui l'attendait). Je reformulai ma question : « Du point de vue de l'eugénisme, la science de la génétique, de la consanguinité, qu'est-ce qui est préférable pour un homme : avoir des enfants de sa propre sœur ou d'une négresse, une femme africaine, une esclave ? » Il donna sans réfléchir la même réponse : « L'esclave ». Je lui posai la même question pour la troisième fois : « Qu'est-ce qui était préférable : sa propre sœur ou une esclave pour procréer. Il donna encore la même réponse : « L'esclave ». Tous furent d'accord avec les réponses monotones de ce « gentilhomme » juif.

J'attirai alors l'attention de Mr Beinart sur le (Livre de la Genèse, chapitre 20), dans la Bible où il nous est dit que, lorsqu’Abraham (P) se rendit à Guérar avec sa charmante femme juive, Sara, le roi de ce pays en tomba amoureux. Il demanda à Abraham (P) quel était le lien de parenté avec elle. Il mentit et dit qu'elle était sa sœur. Le roi ordonna alors qu'elle soit renvoyée dans son harem, ce qu'Abraham (P) accepta. Pour des raisons inconnues, le roi n'alla pas vers Sara. Frustré, il questionna Abraham (P), le matin suivant, sur son lien de parenté avec elle. Alors il lui dit la vérité : Sara était son épouse. Le roi lui reprocha d'avoir menti, mais Abraham (P) lui affirma le contraire... :

« Il est vrai qu'elle est ma sœur, fille de mon père ; seulement elle n'est pas fille de ma mère et elle est devenue ma femme. » (Sainte Bible / Genèse 20:12)

« Abraham engendra Isaac ; Isaac engendra Jacob ; Jacob engendra Juda et ses frères. » (Sainte Bible / Matthieu 1:2)

« Donc, d'après vos critères, Mr Beinart, si Ismaël est un « bâtard » alors Isaac l'est encore plus ! » Je ne peux me souvenir des réactions de Mr Beinart, mais nous sommes restés en bons termes. Il n'y a pas de problème entre nous. Le plus surprenant avec ces bruits qui courent au sujet d'Abraham (P), de Sara et du roi, c'est que seulement six chapitres plus loin, son fils Isaac fait la même plaisanterie au même roi :

« ... Abimélek, roi des Philistins, regardant par la fenêtre, vit Isaac qui badinait avec sa femme Rebecca. Abimélek fit appeler Isaac et dit : C’est donc ta femme ! Comment as-tu pu dire C'est ma sœur ?... » (Sainte Bible / Genèse 26:8-9)

SANS ARME, MAIS DÉTERMINÉ ET SANS PEUR ...CHACUN D'EUX EST UN PETIT...DAVID

Allah dit : « Ne faiblissez pas dans la poursuite du peuple [ennemi]. Si vous souffrez, lui aussi souffre comme vous souffrez, tandis que vous espérez de Allah ce qu'il n'espère pas. Allah est Omniscient et Sage. » (Saint Coran : sourate 4 verset 104)

Remarque : La religion devrait être une source de force et non de faiblesse en tous les domaines. Si nous devons lutter dur et souffrir, ceux qui n'ont plus la Foi (ne lutte pas), à cette différence près que celui qui a la Foi garde l'espoir en Allah, alors que l'autre n'a rien à quoi se raccrocher

NOS VIES ET NOS RICHESSES SONT POUR ALLAH

Allah dit : « Certes, Allah a acheté des croyants, leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattent dans le sentier de Allah: ils tuent, et ils se font tuer. C'est une promesse authentique qu'Il a prise sur Lui-même dans la Thora, l'Evangile et le Coran. Et qui est plus fidèle que Allah à son engagement ? Réjouissez-vous donc de l'échange que vous avez fait : Et c'est là le très grand succès. » (Saint Coran : sourate 9 verset 111)

RETIENS TES LARMES, MÈRES ! LA VICTOIRE A UN PRIX...CELUI DU SACRIFICE

Remarque : Dans les échanges humains chaque partie donne quelque chose et reçoit quelque avantage. Dans le marché entre Allah et l'homme, Allah prend la volonté et l'âme humaine avec ses richesses et ses biens et donne en retour la Félicité éternelle (la récompense du Paradis) ; l'homme se bat pour la cause de Allah et réalise Sa volonté, la volonté universelle. Ce qu'il doit faire se résume à abandonner les biens éphémère de ce bas-monde pour mériter le salut éternel, la réalisation de ses espérances spirituelles les plus élevés. Un accomplissement absolu.

LA VRAIE FOI TRIOMPHE DU MAL

Allah dit : « Si Allah vous donne Son secours, nul ne peut vous vaincre. S'Il vous abandonne, qui donc après Lui vous donnera secours ? C'est Allah que les croyants doivent faire confiance. » (Saint Coran : sourate 3 verset 160)

DANS SES YEUX JE DEVINE UNE CERTAINE FIERTÉ DERRIERE LAQUELLE SE CACHE LA PEUR DE CE QUI VA ARRIVER (Danny Bel-Tal Un soldat israélien à Gaza)

 

TIME
Le journal hebdomadaire

 

QUESTIONS PALESTINIENNES

Quelle sorte d'homme oserait tirer dans le dos d'un enfant qui jette des pierres et prend la fuite ? (30 Janvier). Quelle sorte de gouvernement oserait punir des parents extrêmement pauvres, en leur infligeant une amende de 1.000 $, en détruisant leur maison, en confisquant leurs pauvres biens ? Quelle sorte de peuple sont ces arrogants immigrants qui pensent avoir un droit divin pour commettre de telles atrocités et qui veulent en faire encore bien d'autres ? Quelle sorte de personnes sommes-nous donc pour autoriser notre gouvernement à remettre à Israël, chaque année, des milliards de dollars pris dans les recettes des impôts des citoyens américains, et ceci afin de continuer à opprimer les Palestiniens ?

Alice F. Smith
Santa Barbara – Californie

Time 20 Février 1989

CHAPITRE 4 : LE CORAN ET LES JUIGS

UN APPEL (DE LA PART) DES JEUNES JUIFS

En 1967, juste après la « Guerre des six jours », je participai à une tournée de conférences dans la Province du Cape en Afrique du Sud. Les étudiants de l'université de Capetown ont dû voir la publicité sur notre conférence dont le thème était axé sur la religion comparative, avec des sujets comme : « Que dit la Bible sur Mohammed (Ç) ? » ; « Mohammed (Ç), le successeur naturel du Christ (P) » ; « Le Christ (P) fut-il crucifié ? » etc... Ils prirent contact avec les organisateurs de ces réunions afin que je leur donne une conférence dans la Rondebosch Hall, un endroit qu'ils avaient acquis à un groupe chrétien. Larry Collins et Dominique Lapierre, dans leur livre, « Ô Jérusalem ! » (page 73) donnent une idée réaliste des armées arabes :

(Citation) : « Ben Gourion persiste. Il n'avait jamais commis l'erreur de sous-estimer ses adversaires (1). La plus grande menace pour son peuple, c'était une attaque concertée de cinq armées arabes. Mais si Ben Gourion n'a pas sous-estimé ses adversaires, il n'a pas cru un instant que leurs orgueils extravagants accepteraient la rhétorique comme une réalité et qu'ils se préparaient à une joute oratoire plutôt qu'au sacrifice. Cette menace de conflit était un danger terrible pour son peuple (juif), cas c'était pour eux (Arabes) une grande chance. » (Fin citation)

(1) : « C'est une chose que les musulmans doivent apprendre »

Michel Bar-Zohar, dans sa biographie de Ber Gourion « Le prophète armé » fait dire au Premier Ministre israélien : « Soyons honnêtes. Nous avons gagné non pas parce que nous pouvons faire des miracles, mais parce que les armées arabes sont pourries. » (page 173)

J'acceptai de m'entretenir avec les jeunes juifs, filles et garçons, pour la plupart des étudiants de l'Université. Le thème choisi fut : « Le Coran et les juifs ». Le jeune président lut une introduction cordiale et enthousiaste, puis je pris la parole debout. Je commençai par le verset suivant tiré du Saint Coran. Je le dis en arabe sans le traduire : « Qâla rabbi ishrah-li sadri wa yassir-lî amrî wahllil oqrdatân mîn lisânî yafqrahû qawlî » (Saint Coran : sourate 20 verset 25 à 28)

UN EFFET D'HYPNOSE

Alors que je psalmodiais les versets qui précèdent, je pouvais voir sur leurs visages l'étonnement. Ils s'attendaient tous à ce que je m'adresse à eux en anglais, ceci était différent pour eux. Alors, je leur dis : « Monsieur le Président et mes chers enfants, les paroles que vous venez d'entendre sont extraits d'une prière du Saint Prophète Moïse (P), alors que le Seigneur Dieu lui ordonnait de demander au Pharaon de « laisser partir mon peuple ». De libérer les Enfants d'Israël de l'esclavage et de l'asservissement égyptiens. Il n'était pas dans mon intention de vous hypnotiser ou vous magnétiser avec cette incantation. Moïse (P) fuyait la justice car il avait tué un Egyptien (Exode 2:12). Bégayant lorsqu'il parlait, à présent, il devait faire face au plus puissant, et au plus tyrannique monarque de l'époque. Affolé et apeuré, il supplia Dieu de lui venir à l'aide :

Allah dit: « Moïse dit : « Mon Seigneur élargis ma poitrine ; facilite ma tâche; dénoue le nœud de ma langue afin qu'ils comprennent ma parole. » (Saint Coran : sourate 20 verset 25 à 28) (Version de traduction de Denise Masson, revue par Dr Sobhi al-Saleh)

« élargis ma poitrine » : Donne-moi le courage ! Rends-moi téméraire ! La poitrine est connue pour être le siège de la connaissance et des sentiments. Dans cette prière, ce qu'il veut que Dieu lui donne en premier est le don spirituel le plus important. Il demande aussi trois choses :

1. Que Dieu l'aide à accomplir sa tâche, qui lui paraît, au premier abord, très redoutable ;
2. Que Dieu lui donne l'éloquence et fasse disparaître le défaut d'expression dont il souffre ;
3. Que Dieu lui permette de bénéficier du conseil et de la présence constante de son frère Aaron, qu'il aimait et en qui il avait toute confiance, faute de quoi il serait seul face aux Egyptiens (voir à ce sujet le verset 26 et le commentaire dans la traduction de Yusuf ALI).

Me tournant vers les jeunes juifs, je leur dis : « J'ai plus de raisons de faire cette prière que n'en a eu le Saint Prophète Moïse (P). Si je ne souffre pas de problème d'élocution, les barrières de communication et de langue restent.

a) Tout d'abord l'anglais n'est pas ma langue maternelle, mais une langue étrangère. Le « gujarati » est ma langue maternelle, c'est la langue utilisée dans la province indienne de Bombay.
b) Par ailleurs, il existe ici entre l'orateur et son auditoire une divergence d'idées : le sujet exploité ayant, en effet, un impact émotionnel très importante. La psychologie enseigne que l'on peut faire de la sorte qu'une personne s'arrête, regarde, et écoute, mais l'on ne peut pas faire de la sorte qu'elle accepte notre message ou comprenne nos paroles !

LES PROPHÈTES JUIFS SONT DES PROPHÈTES MUSULMANS

Plus jeune, j'ignorais que Moise (P) était un prophète juif. A ma connaissance, comme pour beaucoup d'autres enfants musulmans, Moïse (P) était notre Prophète. D'ailleurs, si l'on m'avait posé la question, dans mon dialecte « Qui est Hazrat Moosa, Alai-hiss-salâm ? » J'aurais répondu : « C'est mon Prophète ! » Et qui est Hazrat Dawood Alai-hiss-salâm ? J'aurais encore répondu : « C'est mon Prophète ! » Et qui est Hazrat Sulaiman Alai-hiss-salâm ? J'aurais encore dit : « C'est mon Prophète ! »

Dans notre langue, Mûsa signifie Moïse ; Dawûd : David ; Sulaiman : Salomon ; Ishaaq : Isaac ; Yakûb : Jacob, etc... Lorsque nous utilisons l'un de ces noms pour évoquer les Prophètes de Dieu, nous, musulmans ajoutons toujours à ces saints noms le préfixe « Hazrat » qui signifie « respecté », « vénéré », où nous le faisons suivre par l'expression « Alai-hiss-salâm » qui signifie « Que la Paix soit avec lui ». Si un homme lettré et cultivé comme un Sheikh ou un Imam citait le nom de l'une de ces saintes personnalités, sans mentionner les marques d'amour, de respect et de vénération, alors il serait aussitôt démis de ses fonctions tel un barbare sauvage et sans manière.

LES MUSULMANS PLUS PROCHES DES JUIFS

Nous donnons parfois à nos enfants des noms juifs, sans aucune pensée quant à l'origine raciale. D'ailleurs, mon fils aîné se prénomme Ibrahim, l'équivalent d'Abraham; mon fils cadet se prénomme Yusuf, l'équivalent de Joseph et mon beau-frère s'appelle Mûsa c'est-à-dire Moïse. Nous ne voyons pas de réminiscences juives dans ces noms, mais plutôt les noms des serviteurs fidèles de Dieu, les « Fils de Dieu » comme les qualifie la Bible.

Donc, de par sa théologie, ses ancêtres et ses valeurs culturelles, le musulman est très proche du juif. Les juifs croient en un Dieu Tout-Puissant unique ! Un Dieu invisible ! Personne ne peut voir Dieu et survivre ! Et les musulmans croient de tout cœur en cela. Ne disent-ils pas : « Nous croyons en ce que vous croyez ! » Ce à quoi les juifs disent : « Ne mangez pas de viande de porc ! » Les musulmans répondent : « Nous n'en mangerons pas ». Les juifs disent encore : « ne consommez pas de sang ! » Les musulmans acceptent et n'en consommeront pas non plus. Les juifs demandent : « Circoncision ! » Les musulmans répondent : « Nous sommes tous circoncis ». Que voulez-vous de plus ? En résumé, les musulmans affirment que l'Islam est la religion que Moïse (P) a universalisée et que Mohammed (Ç) a affinée pour atteindre la perfection.

Alors que les musulmans honorent, respectent et vénèrent les Prophètes juifs comme leurs propres Prophètes, les juifs ne reconnaissent pas les nôtres n'est-ce pas ironique ? N'acceptons-nous pas tous les héros bibliques juifs comme nos propres héros ? Alors qu'avec leurs héros contemporains, Begin, Shamir, Sharon et Dayan, nous connaissons la guerre. Ce sont eux qui nous ont volé la Palestine, notre pays.

COUSIN GERMAINS

A la page 17 du livre de Robert J. Donovan, « La Bataille d'Israël pour survivre », il est écrit : « Dans un rapport de l'Institut du Moyen-Orient publié en 1959, il est dit qu'à une époque il n'y avait « pas de problèmes arabo-juifs, et que les relations entre les deux peuples étaient tout à fait normales, comme celles qui existent entre cousins. »

Et aussi surprenant que cela puisse paraître, cela est repris par le Professeur Goitein, Président de l'École d'études Orientales à l'Université Hébraïque de Jérusalem, dans son livre « Les Juifs et les Arabes » en page 21 : « il y a plus que le simple fait que Juifs et Arabes sont des parents proches, des « cousins », car ils sont issus des frères Isaac et Ismaël, les fils d’Abraham ».

Je m'adressai donc, plein de fierté, après la guerre de 1967, aux étudiants juifs de l'Université de Cape Town, dans leur salle de Rondebosch. Pourquoi cette relation familiale et de sang, jadis si profonde entre Arabes et Juifs, s'est-elle malheureusement transformée en une inimitié affreuse, amère et sanglante ?

LES ARMES NE SONT PAS LA BONNE RÉPONSE

Les armes doivent-elles être le seul arbitre entre cousins germains ? Ecoutons le saint conseil du grand Jésus, Jésus (P) le fils de Marie, le « Prince de la Paix », adoré d'un million d'adeptes à ce jour. S'adressant à son groupe de disciples qui maniaient l'épée, il leur dit : « ... Remets ton épée à sa place, car tous ceux qui prendront l'épée périront par l'épée ». (Sainte Bible / Matthieu 26:52)

Vous souvenez-vous de Hitler et de ses « serviteurs » qui marchaient en cadence, de Mussolini et de ses hordes fascistes, du jeu d'adresse déployé à Pearl Harbour ? Vous en avez tous entendu parler ! Où sont-ils à présent ? Tous tombés dans l'oubli ! Et avez-vous (vous les juifs) oublié votre propre histoire ? Les captivités, les dispersions, les chambres à gaz ? L'histoire a la fâcheuse habitude de se répéter ! Ne soyez donc pas déçus par vos victoires guerrières. Vous avez vaincu mes frères en 1948, et encore en 1956 et en 1967, dans cette guerre que vous avez baptisée « La guerre des six jours », et en 1982 avec « la solution finale » au Liban et à présent. « L'intifada » (1). Un début modeste peut-être, mais auquel il faut prêter quelque attention.

(1) : « Intifada » signifie littéralement "soulèvement", mais en fait, c'est plus qu'un soulèvement, c'est une Révolution ! »

UNE SEULE VICTOIRE EST NECESSAIRE !

En 1967, je m'adressai à l'élite de mes cousins et neveux juifs en ces termes : « Vous avez déjà vaincu mes frères trois fois. Vous pouvez les vaincre trente fois, sans jamais avoir résolu votre problème, le problème juif. Mes frères arabes peuvent se permettre de perdre cent batailles car ils sont plus de cent millions. Ils peuvent se permettre de continuer à répliquer. Vous autres juifs ne pouvez pas vous permettre de perdre une seule bataille. Une seule défaite de votre côté et s'en serait fini de vous, ce serait votre « dernier mot », « la fin de votre ère ». Pourquoi attendre d'en arriver là ? David Ben Gourion, page 173 du livre de Michaël Bar-Zohar, « Le Prophète armé » dit : « Qu'adviendra-t-il de nous si un Mustapha Kemal arabe émergeait un jour prochain ? »

Un jeune historien juif discrédite ainsi la théorie selon laquelle ce serait une erreur de penser que les cinq armées arabes puissent équilibrer ou faire peser une menace sur les frontières d'une nation qui n'a pas fait usage des armes depuis deux mille ans :

« Cette concession élémentaire (c'est-à-dire le projet de recruter une armée juive) ne fut pas retenue (par le mandat britannique en Palestine) par crainte de voir naître un certain ressentiment du côté arabe, bien qu'un nombre exceptionnellement important de juifs aient les rangs alliés. Dans l'histoire contemporaine, c'est la seule guerre où l'on trouve autant de juifs du même côté. Le total des juifs sous les drapeaux atteignait plus d'1.000.000 (un million !). » Histoire des juifs » par Cécile Roth, page 406)

Dans leur soi-disant « guerre d'indépendance » les juifs ont surpassé leurs cousins arabes en force humaine, moyens financiers et munitions. Nous étions exaltés (1) et notre vigilance fut prise au dépourvu ! Les juifs bénéficiaient des ressources illimitées des vétérans juifs, des forces alliées dans lesquelles ils ont joué un rôle actif. Des juifs dans l'armée des USA et du Canada, de l'Afrique du Sud et d'Australie, de la Grande-Bretagne, de la France « libre », des Pôles, etc...

(1) : « Exaltation : Qu'est-ce donc ? Demandez la cassette vidéo sur le symposium du 3 juillet 1984 à Coodhope Centre, Cape Town, ayant pour sujet : « Israël est-il prêt à détruire ? » http://www.ahmed-deedat.co.za »

PÉTRO-DOLLARS ARABES ?

Des moyens financiers illimités ? Quel argent ? Mais oui ! Les pétro-dollars arabes ! Encore une plaisanterie ! Les revenus totaux du pétrole de l'Arabie Saoudite, qui est le plus grand producteur de pétrole du Moyen-Orient, était de 14 millions pour 1948. Le pétrole leur fut acheté à 8 cents le baril, un prix misérable ! Faites donc la comparaison avec ce que Mme Golda Meyerson (qui devint plus tard Golda Meir, après modification de son patronyme) récolta des juifs américains en un seul mois.

Après la Déclaration de l'Indépendance d'Israël, le 14 Mai 1948, le Premier Ministre israélien de cette époque, David ben Gourion, proposa de se rendre aux USA pour y recueillir des fonds. Golda persuada Ben Gourion qu'il lui fallait rester en Israël et qu'elle irait elle-même aux USA. Elle pensait qu'apparaissant, elle, et représentant la détresse, elle pourrait être plus efficace pour obtenir une aide financière des Américains. Elle retourna avec 51 millions de dollars recueillis en moins d'un mois. Cette somme peut paraître dérisoire aujourd'hui, mais il y a trois ans, c'était le chiffre des revenus pétroliers d'Arabie Saoudite. Les pauvres Arabes furent à cours d'argent, d'hommes et d'armes en 1948.

1956 : MUTES SUR TABLE ENCORE

Suivant la tradition cinématographique américaine « Les trois mousquetaires » - la Grande-Bretagne, la France et Israël - lancèrent avec une coordination complice, leur « opération mousquetaire » et en quelques jours (Octobre/Novembre 1956) nos cousins juifs mettaient hors de combat l'Égypte, le plus grand et le plus puissant des Etats arabes.

Moshé Dayan qui fut le Commandant en chef de l'armée israélienne et qui planifia et exécuta la « Campagne du Sinaï de 1956 » dit tout sur son plan d'attaque dans sa biographie rédigée par Shabtaï Teveth. En page 267, Dayan révèle une carte des détails des avancées israéliennes. Il était si méticuleux dans la réussite de celles-ci, qu'il dit avec fierté qu'en cas d'une éventuelle guerre avec les Arabes, il suivrait point par point ces mêmes manœuvres. Et selon sa promesse, il mit en déroute l'Armée égyptienne en 1967, comme le dit sa biographie.

LES MUSULMANS NE RETIENNENT PAS LA LEÇON

Dès les toutes premières paroles de la Révélation coranique, Dieu Tout-Puissant ordonnait au Prophète (Ç) et par delà le Prophète, à ses disciples : (INSCRIPTION CORANIQUE) ce qui signifie « Lis ! » ce à quoi le monde des Arabes, dans la pratique, répond : (INSCRIPTION CORANIQUE) « Je ne suis pas instruit ! » Bénéficierons-nous toujours dés secrets révélés par les juifs dans leur propre littérature ? Il ne semble pas que nous ne soyons pas prêts à retenir la leçon. Quelle est donc la raison de nos déconvenues successives par les juifs ? C'est simple : ils possèdent une organisation et des armes supérieures aux nôtres, en un mot : la technologie ! Et « la technologie n'est pas un domaine restreint... ». Ainsi m'adressai-je aux garçons et filles juifs lors de la conférence de Rondebosch, après la « Guerre des six jours » en 1967.Sept ans plus tard, Martin Zucker effectuant un reportage à Tel-Aviv reprenait mes paroles mot à mot :

« Le soldat arabe moyen, selon les Israéliens, est toujours un individu ayant un passé paysan et environ six années d'étude... Alors que le conscrit israélien moyen a huit ou douze années d'étude, dont certaines d'étude technique ... Les Israéliens estiment leurs ennemis (les Arabes) meilleurs qu'eux physiquement. » (Le « Daily News », 29 Mai 1974)

Je persuadai les étudiants que « les armes » n'étaient pas la réponse au conflit arabo-juif car, un jour, les Arabes auront autant d'armes que les juifs, et aussi de meilleures. Et un jour, la puissante Amérique, le grand patron, le financier, le supporter et le protecteur ainsi que l'instigateur d'Israël vous laissera tomber comme il l'a fait pour les Vietnamiens. Il faut savoir que la loyauté des grandes puissances n'est jamais éternelle. Elle est sujette aux changements par rapport aux autres états et à leurs propres chefs. Lorsque le moment critique approche, les mêmes personnes sont prêtes à brûler et pendre leurs chefs (hier. Voyez donc la page suivante « Économisez l'essence - Brûlez Nixon ». N’attendez pas d'en arriver là ! Venez-en aux faits avec vos cousins arabes, maintenant ! La rivalité entre frères a occupé une place trop obsédante et depuis trop longtemps dans votre histoire. La Bible juive relate de nombreux conflits comme ceux-ci. Ainsi, le premier livre de la Bible - la Genèse - avec Caïn et Abel, Isaac et Ismaël, Jacob et Esaü, Salomon et Adonija, et à présent, Arabes et Israéliens.

UNE DIFFERENCE D'APPELLATION !

Qu'est-ce qui divisent tant les musulmans des juifs ? Je posai la question aux étudiants de l'Université juive.

« Economisez l'essence - Brûlez Nixon »

Ce n'est ni la race, ni la culture, ni la religion (du moins en ce qui concerne la question de la foi). C'est simplement une question d'appellation ! Les Israéliens disent qu'ils sont juifs (d'un point de vue religieux, il croit dans le judaïsme) et les Arabes disent qu'ils sont musulmans (celui qui croit dans la religion de l'Islam). Mon Dieu ! La solution du conflit arabo-sioniste ne tiendrait qu'à un changement d'appellation ! Vous (les juifs) avez créé une « agitation fébrile » dans le corps politique du monde arabe, un raz de-marée. Sans vous, le monde arabe aurait sans doute continué de sommeiller pendant mille autres années. Voyez ce qu'écrit cet historien juif :

« Aujourd'hui, le monde arabe sort de son sommeil (grâce à vous). Si les Arabes peuvent se servir des Juifs pour se sortir du gouffre dans lequel l'histoire les a précipités, il ne faut plus leur reprocher de jouer le même jeu politique que d'autres nations. Il est du ressort des chefs juifs, et de leur propre intérêt, de convaincre les chefs arabes que le monde arabe peut concrétiser ses buts légitimes. Avec l'amitié des juifs, comme par le passé. Une façon de gouverner astucieusement pourrait détendre les actuelles tensions israélo-arabes, car elles n'ont pas « de racines raciales profondes et n'émanent pas d'antagonismes religieux », mais sont les résultats d'opportunités politiques momentanées. L'histoire a prouvé que Juifs et Arabes peuvent vivre ensemble sans conflit et pour l'intérêt réciproque. » (Max - I. Dimont dans "Juifs Dieu et l'histoire", p. 205)

UNE RELIGION

Avec des affinités raciales religieuses comme celles-ci, il est honteux que les frères sémites - Arabes et Juifs - soient distants. L'Islam seul pourrait gagner la partie en ramenant la paix et la prospérité dans cette région chaude. Savez-vous que salâm en arabe et shalom en hébreu ont la même signification « paix », que tout le monde réclame tant. Entre l'islam et le judaïsme, il n'existe pas de barrières infranchissables, l'Islam c'est le judaïsme universel ! Voyons ce que le Président de l'Ecole d'Etudes orientales, à l'Université hébraïque de Jérusalem, dit à ce sujet :

« Dans une revue récente franco-algérienne, l'Islam a été qualifié de judaïsme à tendances universelles. Cette définition est vraie, par certains côtés. » (Professeur S. D. Goitein dans son ouvrage « Les Juifs et les Arabes », p. 35)

Le monde arabe a besoin des Juifs autant que les juifs ont besoin des Arabes. L'Israël est un nouveau « cœur » dans le « corps » du monde arabe, mais ce corps rejette le cœur car sa constitution cellulaire en est différente. Les cellules du « corps » sont juives/ juives/juives et celles du « corps » sont musulmanes/musulmanes/musulmanes.

Le transplant du « cœur » (Israël) a été rejeté par le corps arabe. Un grand Barnard juif ou arabe doit trouver comment stopper ce rejet ! Notre Chris Barnard (qui transplanta, en Afrique du Sud, à Capt Town, et avec succès, de nombreux cœurs) eut aussi à faire face aux plus importants problèmes dans ce domaine de la chirurgie de pointe, c'est-à-dire aux rejets. Le corps ignore que, sans le nouveau cœur, il mourra. Il faut donc constamment endormir le corps (guerres et conflits) et cela sur une durée longue, afin qu'il accepte le cœur étranger. La constitution cellulaire du cœur s'oppose à celle du corps. Juives/juives/juives contre musulmanes/musulmanes/musulmanes. Changez d'appellation et le problème sera résolu. Inch Allah - Si Allah le veut !

POLITESSES CORANIQUES À L'ATTENTION DES JUIFS

Ecoutez Dieu Tout-Puissant, voyez comment Il intercède auprès des juifs dans la Dernière et Ultime Révélation à l'humanité :

« Ô fils d'Israël ! Souvenez-vous des bienfaits dont je vous ai comblés Soyez fidèles à Mon alliance ; Je serai fidèle à votre alliance.- Craignez-moi ! » (Saint Coran : sourate 2 verset 40)

Ceci explique les milliers d'années de bonnes relations qui existaient entre juifs et musulmans. Avec quel respect Il s'adresse à vous ! Non pas : « Vous avez été rebelles contre l'Eternel » (Deutéronome 9:24). « Vous êtes un peuple à la nuque raide » (Exode 33:5). « Race de vipères » (Luc 3:7). Voici donc les injures de vos propres Prophètes juifs et dans vos Saintes Ecritures. Pas celles des anti-sémites ! Quel contraste avec le Saint Livre de l'Islam, qui s'adresse à vous comme on aimerait que l'on s'adresse à nous. « Ô Fils d'Israël » et dans les versets qui suivent :

« Ô Fils d'Israël. Souvenez-vous des bienfaits dont je vous ai comblés, je vous ai préféré à tous les mondes. » (Saint Coran : sourate 2 verset 47)

L'appel, comme celui des autres versets, s'adresse aux juifs, tout en respectant leurs propres traditions. Vous, juifs, vous réclamez être une nation élue : avez-vous oublié les bienfaits dont Dieu vous a comblés ? Vous attendez de Dieu une marque de différence particulière : Il a tenu Sa promesse en vous promettant de quitter le pays de l'esclavage une autre fois. Mais vous, avez-vous rempli votre part du contrat ?

CHANGEZ DE DÉNOMINATION !

Vous, « Peuple élu », avez reçu en premier les révélations : à présent, en voici (le Saint Coran) qui vient les confirmer. Ce premier appel devrait vous appartenir car vous avez été préparé dans ce but. Alors, à présent, seriez-vous les premiers à le renier ? Et le renier pourquoi ? (1)

(1) : « C'est ainsi que le Saint Coran raisonne avec les juifs et les chrétiens. En fait, un tiers du Saint Coran est rédigé à leur intention. Faites en sorte de vous le procurer, ne serait-ce que pour mieux soutenir les musulmans. »

Que l'Islam soit en paix (shalom). Changer ces dénominations de juifs/juifs/juifs et musulmans/musulmans/musulmans ! Revenez au rôle initial pour lequel Dieu Tout-Puissant vous a choisi :

«...Vous m'appartenez en propre entre tous les peuples, car toute la terre est à Moi. » (Sainte Bible / Exode 19:5)

A la fin de ma conférence « Le Coran et les juifs », un de mes neveux (étudiant juif de l'Université de Cape Town) répondit : « Pourquoi vous, vous ne changez pas d'appellation ? » Voulant dire par là : « Pourquoi les musulmans ne deviendraient-ils pas juifs et non le contraire ? » J'aime assez cette approche, et c'est aussi grâce à cette vision des choses que j'apprécie les étudiants de l'Université. Ils sont vifs et ne dédaignent pas les nouvelles idées contrairement à leurs pères. Je lui dis, en guise de réponse : « Je ne suis pas contre, mais si je change pour devenir juif, vous (juifs) mettez des obstacles sur mon chemin. D'abord, vous ne voulez pas que les Gentiles se convertissent au judaïsme. Vous avez fait de votre religion une religion de race : il faut être né juif pour être juif. Ainsi, ce jeune Afrikaner qui tomba éperdument amoureux d'une fille juive, très attachée à sa religion et qui voulut que son chrétien de fiancé se convertisse avant le mariage ! Après avoir surmonté tous les obstacles qui se dressaient sur son chemin, il s'écria : « A l'âge de 23 ans, je subis douloureusement une circoncision ». Et il ne fut considéré juif qu'au troisième degré !

POURQUOI LES JUIFS DEVRAIENT-ILS CHANGER ?

Nous autres, musulmans, n'avons pas ce genre de problème, avec la circoncision car nous sommes circoncis, contrairement aux chrétiens ou non juifs. Par ailleurs, nous nous considérons comme étant « plus juifs contre les juifs », et cela pour des raisons diverses, c'est du moins ce qu'affirme mon employeur, Mr Beare, qui est juif (1).

(1) : « Voir chapitre 3 au paragraphe : « Des juifs â la mosquée ».

Considérant cet argument, je dois avouer que j'ai changé ma dénomination de musulman en juif. « Et qu'avez-vous fait ? » demandai-je à mes jeunes auditeurs juifs. « Combien êtes-vous (juifs) aujourd'hui de par le monde ? » Quelqu'un cria : « Douze millions ! » C'était en 1967 (Aujourd'hui les juifs seraient 15 millions). Alors je dis, avec moi qui ai changé « d'étiquette », cela fait 12 millions et un juif. Mais si vous changez, vous, d'étiquette alors nous sommes 700 millions et un musulman. (Les estimations avancent, à ce jour, le chiffre d'un milliard de musulmans). Je dis alors : « Ne voyez-vous pas la différence ? »

« Seul un imbécile refuserait de changer son « étiquette » », poursuivais-je. « Vous êtes un peuple doué pour les affaires. Vous devez comprendre cela mieux que quiconque. Parlons affaires. Vous avez là un produit qui a déjà une clientèle de 12 millions de personnes. Le simple fait de changer « d'étiquette » et vous augmentez votre clientèle pour avoir 700 millions d'acheteurs. Il faudrait être vraiment fou pour refuser de changer « d'appellation », surtout lorsqu'il n'y a aucun droit de reproduction à acquitter pour bénéficier de « l'étiquette » Musulman ! »

Il y a quand même un problème : d'un point de vue religieux, l'islam est plus ouvert que le judaïsme et, par conséquent, peut attirer toute l'humanité. L'islam étant plus ouvert, il peut accueillir le judaïsme qui bénéficie d'un cercle plus restreint d'écoute. Le contraire n'est pas envisageable.

À QUI REVIENT CETTE TÂCHE ?

Alors que la conférence se terminait, un autre juif demanda « À qui revient cette tâche ? » (Celle de transmettre ce message « Changer d'étiquette »). Je rétorquai : « A vous les juifs ! » J'ajoutai : « Exorcisez le mal et le péché, qui pèsent sur vos poitrines, et que vous avez accumulés. Faites des excuses pour tout le mal que vous avez fait à mon peuple. Reconnaissez que vous avez agi de façon cruelle avec le peuple palestinien. Dites-leur : « Frères, pardonnez-nous. En quel autre endroit pouvons-nous aller ? » Et mon Dieu ! Ces personnes vous pardonneront. Elles sont simples et ont bon cœur, ne profitez pas d'elles. Le Docteur E. Lottem, conseiller israélien, avec qui j'ai discuté du titre de ce livre « Les Arabes et Israël - Conflit ou Conciliation », a formulé le vœu que juifs et arabes parviennent à un accord équitable qui inaugurerait leur second « Age d'or », le premier étant celui qu'ils vécurent en Espagne alors que les juifs étaient au faîte de leur gloire :

« Les historiens juifs du 19ème siècle, comme Graetz (auteur d'une histoire classique des juifs en 10 tomes) qui ont été profondément révulsés par le contraste existant entre les idées lumineuses de ce siècle et le refus des droits civiques des juifs dans différents pays européens. Ces historiens juifs insistent sur le fait que : la situation juridique et réelle des juifs était meilleure au Moyen-âge dans les pays arabes qu'elle ne l'est dans les pays chrétiens. Et que « l’âge d'or » du judaïsme dans l’Espagne musulmane n'est plus qu'une expression qui puise ses origines, même dans les récits les plus populaires de l'histoire juive. » (S.D. Goitein dans « Les Juifs et les Arabes », p. 7)

Le jeune juif qui voulait savoir « À qui revient cette tâche ? » termina par cette remarque : « Je viens de rentrer d'Israël juste après la « Guerre des six jours » pour terminer mes études, et je vous promets qu'à mon retour (en Israël) je transmettrai votre message. »

CHAPITRE 5 : UNE NOUVELLE GÉNÉRATION DE JUIFS

Allah dit : « Parmi eux (juifs et chrétiens) se trouvent des croyants, mais la plupart d'entre eux sont pervers. » (Saint Coran : sourate 3 verset 110)

LA VÉRITÉ CORANIQUE CONFIRME !

La vérité que contient cette citation nous est sans cesse rappelée : les juifs sont un peuple bon, sincère, honnête.

1.Voici ce que le « Daily Telegraph » du 8 Août 1971 à Londres, (rapporte) :

« Pour la première fois dans l'histoire d'Israël, quatre jeunes gens de 18 ans ont refusé l'appel pour le service national en disant : « Nous ne sommes pas nés libres pour devenir des oppresseurs. Et l'oppression n'est pas une raison valable pour mourir. » Dans une lettre au Général Dayan avec copies à Golda Meir et au Commandant Bar Lev, ils disent : « Nous ne sommes pas prêts à faire vivre à une autre nation ce qu'ont vécu nos parents et nos ancêtres. »

2. Le « Sunday Tribune » de Durban, du 28 Octobre 1973, dans l'article « Les prisonniers prennent le bus vers la sécurité » de Peser Lynch dit : « Alors, il y a le soldat israélien d'un kibboutz religieux, qui est à califourchon sur son tank, dominant les forces égyptiennes prises au piège de Suez ». « Je pense que c’est un peuple superbe, dit-il, car c'est le peuple du livre et nous sommes aussi le peuple du livre. Mais ils nous combattent et nous les combattons. Quand cela se terminera-t-il ? »

3. Puis, il y a Henry Katzew, un journaliste sud-africain qui vit à présent en Israël et qui publie l'article « Pour Israël le spectre perpétuel de la guerre » dans le journal « The star » à Johannesburg du 5 Décembre 1973 : « Les 25 années (maintenant 40) de l'histoire du conflit judéo arabe, depuis la création de l'état israélien, devraient conduire les Israéliens à penser que la politique ne résoudra pas le problème juif. » « Ils doivent se préparer à une ouverture vers une alternative spirituelle, afin de réaliser une révolution spirituelle. Qui, à son tour, conduira vers de nouveaux horizons…»

Oui, la phrase se termine bien par des points de suspension. Peut-être voulait-il reprendre ce que j'ai dit aux étudiants de l'Université juive, en 1967, au sujet d'un changement spirituel. Du changement « d'étiquette », ou bien était-il trop effrayé pour en parler. Peut-être est-ce l'un de ceux qui, dans mon auditoire, conclurent en promettant : « Je transmettrai votre message » (en Israël).

4. En 1982, après le massacre des camps de Sabra et Chatila, 300.000 juifs se réunirent à Tel-Aviv avec des pancartes et crièrent : « Begin et Sharon démission ! Il y a du sang sur vos mains ! »

Pouvons-nous (musulmans) nier qu'il y a encore quelque bonté dans le cœur des juifs ?

5. Le « Sunday star » de Johannesburg, le jour de l'an de 1989, fit paraître un article choc pour Israël car le 1er janvier Danny Ben-Tal, connu comme réserviste de l'armée israélienne, lors de sa toute dernière visite à Gaza, dit : « La bataille (contre les Palestiniens) est presque perdue. »

Permettez-moi de citer ici le jeune juif. Appelez-le l'antisémite ou « le juif qui se haït ». Il n'est ni l'un ni l'autre. C'est un « mu'min » (croyant) comme le décrit le Saint Coran (Sourate 3, verset 110 cité précédemment).

a) « L’Etat palestinien existe déjà, il ne doit pas y avoir d'équivoque à ce sujet. Il existe à Jasaliya et Shati, dans les mosquées et dans l'esprit. À en juger par la prolifération des drapeaux des Organisations de Libération de la Palestine, nous avons déjà commencé à perdre la bataille pour cette étendue de terre qui est l' « Eretz Israël » (1).

b) « En premier, I'intifada nous ouvrait les yeux, choquant certains d’entre vous. Mais alors que de nombreux Israéliens (2) refusent d'admettre ce qui se passe, quel bien en sortira-t-il ? »

(1) : « Eretz Israël » signifie : « Le pays d'Israël ».
(2) : « ALLAH DIT : « Parmi eux se trouvent des croyants, mais la plupart d'entre eux sont pervers. »
(Saint Coran : sourate 3 verset 110) »

c) « Une sorte de statu quo est atteint. Ils n’ont rien à perdre ils combattent pour leur indépendance, leur identité nationale, leur fierté… »

d) « Parce que nous inspirons à la population locale de la peur, nous ne pouvons plus maintenir de contrôle sur leurs existences. Les symptômes d'une défaite éventuelle sont déjà évidents. »

e) « Nous attrapons un enfant qui jette des pierres, il n'a pas plus d'une douzaine d'années, et dans ses yeux je lis une certaine fierté derrière laquelle je devine la peur de ce qui va lui arriver. »

Les soldats crient : « Frappez-le, cognez-le sur la tête, cassez ses bras pour qu'il ne jette plus de pierres, donnez-lui une leçon » : Ces soldats-là, il n'y a que quelques jours, étaient des citoyens qui appliquaient la loi, qui craignaient Dieu, des citoyens de cet état qui fut créé afin de protéger les juifs de ces sentiments-là. »

f) Nous, plus que toute autre nation sur terre, devrions comprendre cela :

« Chaque fois qu'un jeune me lance une pierre, je ne peux que me sentir coupable, sachant que si j'étais à sa place, je jetterais aussi des pierres. Mais comment moi, qui suis soldat, puis-je lui dire : « En tant que juif, dont le peuple a tant souffert, je vous comprends »

g) « Ces enfants sont beaux (1). Ils surgissent des immondices, de la puanteur, tels des joyaux étincelants, avec leurs visages larges maculés de poussière, aux yeux intelligents et au regard innocent. » « Un groupe d'enfants de trois ans nous salua sur notre passage. Ceux de cinq ans savent déjà que nous sommes l'ennemi joyeusement, ils font le « V » de la victoire, ne sachant pas vraiment ce qu'il signifie. »

(1) : « Comparez avec : « Je pense, que c'est un peu plus superbe... » (Le soldat israélien pendant la guerre* du Ramadan). ALLAH DIT : « Parmi eux se trouvent des croyants, mais la plupart d'entre eux sont pervers. » (Saint Coran : sourate 3 verset 110)

h) « Nous savons tous ce qui nous reste à faire : nous conduire fermement mais poliment comme l’exige la situation. Et cette situation nous ordonne parfois de nous conduire en fils de pute ». (Un honnête juif, s'il en existe, ne connaît pas la ruse).

i) « Déjà 21 ans que les territoires sont passés sous le contrôle israélien. Toute une génération a grandi là et pourtant elle ne voit toujours en nous qu’une force étrangère d'occupation, et les juifs colons continuent de vivre dans le mensonge, à l’abri dans les maisons offertes par le gouvernement, loin du bruit des combats de leurs voisins. Ils aiment savoir que leur sécurité repose sur l'armée. Chaque soir, ils prennent le mini-bus pour distribuer des repas chauds aux troupes qui patrouillent. La plupart des soldats acceptent et en sont reconnaissants. D'autres se prennent à penser qu'ils pourraient persuader, avec quelque argument logique, les colons que le Jour du Jugement arrive. Alors ils retourneraient en Israël avec des comptes en banque gonflés par le gouvernement, en signe de reconnaissance. Quelques idéalistes, « chercheurs de paix », parmi nous, refusent leur « charité », ne voulant pas que l'occupation se rachète même par le geste symbolique le plus infime qui soit. » « Il est bien agréable que Dieu l'Omniscient, le Miséricordieux, nous rappelle ces « idéalistes ».

j) « Il y a encore des politiciens qui, à des fins cyniques, laissent croire encore que l' « Intifada » a un rôle insignifiant. Ceux qui veulent que cette révolution de la classe populaire soit étouffée trompent délibérément la nation. La réalité est qu'il n'y a pas de solution militaire à ce problème politique. Presque tous les réservistes qui ont séjourné quelque temps dans les territoires (occupés), au cours de cette année, l'ont constaté. »

k) « Étant donné que l'opinion se retourne de plus en plus contre nous, si nous restons nous nous embourberons davantage encore dans ce marécage. Peut-être qu'une solution, du style : retraite, tête basse, nous sera alors ordonnée. » En dernier ressort, cette guerre populaire (Intifada : soulèvement) se transforme en Révolution. Danny Ben-Tal conclut :

l) « La prochaine étape de cette frustration pourrait voir les Palestiniens échanger leurs pierres contre des munitions bien réelles. Alors, nous n'aurions d'autre alternative que la repose. Je crains ce jour car je le sens venir. » (The Independant News Services)

PREMIÈRE INITIATIVE APRÈS QUATRE GUERRES

Avant de voir l'alternative spirituelle suggérée par Henry Katzew, point 3 du début de ce chapitre et « les changements d'étiquette » proposé par les étudiants juifs, à la fin du chapitre précédent, voyons la raison principale de vos échecs successifs dans le conflit arabo-sioniste (de 1948 à 1973 : quatre défaites).

Pour la première fois en 25 ans, les Arabes prennent l'initiative, et les Etats-Unis d'Amérique mettent en garde les juifs quant aux mouvements arabes. Les satellites américains donnent la preuve de ces mouvements que les juifs refusent de croire. Ces derniers pensent mieux connaître leurs cousins arabes que quiconque et affirment que les Arabes ne pourraient pas ébranler la machine militaire sans faire de tapage, ni « fumée ». D'ailleurs, l'effervescence qu'ils développent dans ce cas-là et leur fougue donnent l'occasion aux juifs d'agir de façon à contrecarrer l'action des Arabes.

Mais Anwar al-Sadate, l'Egyptien, utilisa l'effet de surprise dans les guerres de Yom Kippur ou « Guerre du Ramadan » en 1973. L'armée égyptienne franchit l'impénétrable « Bar lev line » (la ligne Bar-Lev) et avança vers le Sinaï. Les Arabes prirent ainsi les Israéliens à la gorge. Ils adressèrent un SOS à leur parrain américain qui leur envoya hommes et engins directement sur les lieux de la bataille, au Moyen-Orient, après une escale aux Açores (ile portugaise) où les bombardiers et les avions de chasse se ravitaillèrent.

USA, LE BASTION JUIF

Cette intervention manifeste des Américains contre les Arabes démontre bien qu'à chaque bataille que nous livrons contre les juifs, nous n'affrontons pas que les juifs, mais aussi l'Amérique « toute puissante ». Qu'est-ce qui poussent les chrétiens américains à avoir autant de sympathie pour les juifs ? Quelle est la cause de cette attirance des Américains pour les juifs ? La réponse est : le « Lobby juif » aux USA. L'Amérique compte approximativement six millions de juifs, une communauté très unie, structurée et organisée. Une communauté qui utilise à bon escient son capital, ses effectifs et ses cerveaux. Aucun Américain ne peut espérer occuper le poste de Président des Etats-Unis sans recueillir le soutien des juifs. Une caricature tirée du journal « Gulf News »(page suivante) illustre à merveille cet état de fait. Puis, une fois en position de force, ils (les juifs) réclament une aide militaire.

LE SECRET DE LA FORCE JUIVE

Il faut remonter en 1948 pour que le secret de la force juive en Amérique soit révélé par le Président des USA, Harry Truman. Cela se passait aussitôt après la Déclaration de l'Indépendance de l’Etat d'Israël par Ben Gourion sur la radio de Tel-Aviv, le 14 mai 1948. Alors, le Président de la plus puissante nation reconnut l'Etat d'Israël. On raconte qu'il ne lui fallut que deux minutes pour accomplir cet acte. Truman se conduisit tel un jeune marié à son premier mariage, murmurant, bouche bée, brûlant d'impatience de prononcer le « Oui ! » à la question : « Acceptez-vous de prendre pour femme (Israël) ?" Truman ne fit pas seulement d'Israël son épouse, mais aussi son fils et son héritier !

Lors d'une conférence de presse, un journal s'enquit auprès de Truman des raisons de sa hâte inhabituelle à reconnaître l'État juif. Ce journaliste poursuivit : « Nous aurions pu reconnaître Israël en temps opportun Pourquoi donc toute cette tâche ? N'avez-vous pas conscience qu'en agissant ainsi, nous choquons plus d'une centaine de millions d'Arabes ». Truman répondit : « Il n'y a pas d'Arabes parmi mes électeurs. En résumé, cela signifie : « Ce sont les juifs qui m'ont donné le pouvoir ! » Il n'y a que six millions de juifs en Amérique. Pour les annihiler, il nous faut six millions d'Arabes parmi les électeurs américains !

COMMENT CONTRE-ATTAQUER LES JUIFS

Il faut déjà savoir que les Etats-Unis n'accepteront jamais qu'un groupe d'Arabes, peu importe leur nombre, ni leur origine géographique, pénètre sur son territoire. Qu'ils soient d'Arabie, du Nigéria, de Malaisie, du Pakistan, du Bangladesh ou de Turquie... D'ailleurs, ne dit-on pas, pour conforter ce refus : Lorsque l'Amérique attrape un rhume, la Turquie éternue ! Donc, l'Amérique refuse les Arabes, exception faite pour une poignée d'entre eux qui s'expatrient pour des raisons intellectuelles. Aussi, comment obtenir les autres six millions pour contrecarrer le lobby juif ? « Convertissez six millions d'Américains ! » me direz-vous. « Allah ! C'est plus facile que vous ne l'imaginez ! »

Allah dit : « …Ne désespérez pas de la miséricorde de Allah… » (Saint Coran : sourate 39 verset 53)

LES USA ONT BESOIN DE L'ISLAM

Les Américains ne sont pas satisfaits de la société dans laquelle ils vivent : homosexualité, alcoolisme, la population féminine trop importante, les violeurs, les meurtriers et ils cherchent désespérément une solution à ces problèmes. Une fois par an, les homosexuels qu'ils appellent « gays » et qui sont actuellement au nombre de 300.000 se réunissent pour un pèlerinage à San Francisco. Y ont participé aussi, dernièrement, 50 lesbiennes, tout ce petit monde se déplaçant à moto.

Si aucun Américain ne peut-être élu Président sans le soutien des juifs il en va de même pour les postes des maires de New York, Los Angeles ou San Francisco qui ne peuvent être obtenus sans le soutien des « gays » de ces localités respectives ! Evoquons le problème de l'homosexualité aux Etats-Unis, l'ex-évangéliste de la télévision, Jimmy Swaggart, criait : « Amérique ! Dieu te jugera ! S'il ne te juge pas (Si Dieu ne te détruit pas) Il devra alors s'excuser auprès de Sodome et Gomorrhe (pour leur destruction). »

Il y a aussi ce problème de la population féminine trop importante. Si tous les hommes se mariaient, il y aurait encore huit millions de femmes qui ne trouveraient pas de mari. La seule ville de New York compte un excédent de femmes d'un million et parmi les New Yorkais un tiers est homosexuel. Le problème en est d'autant plus complexe ! Voyez par vous-même ! L'Amérique compte aussi onze millions d'alcooliques. A ceux-ci s'ajoutent quarante quatre millions de bons buveurs, que mon ami, le prêtre chrétien dont je vous ai déjà parlé, considère comme des alcooliques. Donc, cela fait un total de 55.000.000 d'alcooliques. Alors, comprenez-vous pourquoi ces pauvres Américains saisissent à bras le corps toute perche qui leur est tendue ? Ils ont ainsi leur Sun Meong Moons (un homme venu de Corée et qui se réclame être le second Christ) leur Père divin (le soi-disant Noir Américain qui se veut être Dieu !), le Révérend Jim Jones (et son culte du suicide), le Ku Klux Khan, le mouvement de Krishna et le dernier mais pas le moindre, le culte de Satan. Une nation en détresse qui saisit les perches tendues !

LES MUSULMANS ONT BESOIN DES USA

L'Islam est la réponse aux problèmes américains, tout comme il l'est pour ceux de la Palestine. A qui revient la tâche ? Aux exilés égyptiens, saoudiens, nigérians, pakistanais, bengalis, malaisiens ? Le « ticket vert » américain (équivalant à notre carte de séjour) veille au respect des choses. Ces exilés souffrent d'innombrables complexes d'infériorité. Ils n'osent ni dire, ni faire quoique ce soit qui nuirait à leur plaisir d'être dans ce nouveau paradis où coulent à flot « le lait et le miel ».

Le peuple qui semble le mieux convenir à cette tâche, celle de l'islamisation de l'Amérique, c'est le musulman afro-américain. Trois cent années d'esclavage et de harcèlement ont fait d'eux la communauté la plus militante du monde. Donnez-lui des armes ! Aidez-le à islamiser l'Amérique avant qu'Armageddon n'atteigne l'Amérique et Israël. À mes frères de l'Orient, du Moyen-Orient et de l'Extrême-Orient, je dis : « Ne soyez pas jaloux ». Ne soyez pas envieux comme les juifs qui ne pardonnent pas à Allah de leur avoir préféré leurs cousins arabes pour transmettre son message. Allah a choisi à présent l'Homme-Noir (ceci n'a rien d'insultant, je suis moi-même noir) pour cette noble tâche : changer l'Occident, ceci est Sa Loi.

Allah dit : « Si vous lui tournez le dos, Il (Allah) mettra un autre peuple à votre place et ces gens ne vous ressemblent pas. » (Saint Coran : sourate 47 verset 38)

Toute l'opération, concernant ces « six millions » (de musulmans) en Amérique afin de contrecarrer le lobby juif, aura un coût de revient inférieur à celui d'un AWAC ou d'un avion de chasse et cela pour la plus grande joie de Allah et de Son messager Mohammed (Ç) et sans que le sang ne coule.

Aujourd'hui, Israël survit grâce à l'aide et aux soutiens des Etats-Unis et les actes de violence continuent. Les chrétiens et les juifs doivent sortir de leur torpeur et reconnaître les droits de l'Islam et des Palestiniens. La renaissance de la religion, l'Intifada, et le refus d'Israël de partager la Palestine n'est rien d'autre qu'une orientation vers le suicide politique. Jusqu'à présent, toutes les tentatives de libération de la Palestine ont échoué. La réponse pour la paix et la prospérité se trouve dans l'appel de la Dernière et Ultime Révélation à l'humanité.

Allah dit : « Ô fils d'Israël ! Souvenez-vous des bienfaits dont je vous ai comblés. Soyez fidèles à mon alliance. Craignez-Moi ! » (Saint Coran : sourate 2 verset 40)

La Palestine est à ceux qui remplissent leur promesse envers Dieu dans la foi et l'humilité. Selon Léopold Weiss : « Elle appartient à tous ceux qui vont vers elle dans l'humilité de la foi en un Dieu unique. Et notamment à ceux qui, selon le Coran : « Croient en tous ses messagers sans aucune distinction » (Saint Coran : sourate 2 verset 285) »

Ainsi, seront ceux qui hériteront de la Terre et obtiendront félicitations et succès dans ce bas-monde et l'au-delà.

Les traductions des citations coraniques ont été tirées de l'Essai d'interprétation du Coran inimitable. Traduction par Denise Masson, revue par Dr Sobhi al-Saleh, Gallimard, Bibliothèque de la Pléïade, 1967. Les traductions des citations Bibliques ont été tirées de « La Sainte Bible », traduite d'après les textes originaux hébreu et grec. Nouvelle version Second Révisée. Société biblique Française, Paris, 1978. (Fin du livre)

 

Note Ribaat :

La traduction de certaines citations du Saint Coran provient du Docteur Mouhammad Hammidallah qui respecte la transcription intraduisible du Nom Propre du Dieu Unique : Allah ! Révisée puis imprimée par le complexe du roi fahd en l’an 1421 de l’Hégire sois entre 2000 et 2001 : Docteur Mouhammed Ahmad LO, Cheikh Ahmad Mouhammed al-Amine al-CHINQUITI et Cheikh Fodé Soriba CAMARA.

Tout les Livres d’Ahmed Deedat traitant sur des débats avec les Juifs, les Chrétiens et l’Islam ont étaient interdite de publication par l’état du Taghout français et maçonnique ! Ceci car les gouverneurs mécréants Athées et Lucifériens de France sont effrayaient à l’idée qu’un jour leur peuple manipulé par la laïcité matin et soir, puissent un jour se réveiller des ténèbres à la lumière ! Néanmoins les Livres d’Ahmed Deedat sont téléchargeable en français entre autres, et sur ses sites :

http://islam.verite.free.fr/ahmed%20deedat/

http://islam2france.free.fr/islam2france/deedat_biographie.html

http://www.ahmed-deedat.co.za (ancien)

http://www.ipci.co.za (nouveau)

http://www.ahmed-deedat.net (arabe)

Le Site Officiel d’Ahmed Deedat :

IPCI (Islamic Propagation Centre International - le Centre International de Propagation Islamique)

Partager cet article

Repost 0