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les tyrans de ce monde / Depuis Mai 2006

Le Maroc et la secte alaouite (4)

25 Avril 2017 , Rédigé par Ribaat Publié dans #MAROC (NEW)

Au nom de Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux

Le Maroc et la secte alaouite (4)

Ribaat

Avril 2017

PARTIE 4

 

INTRODUCTION

 

Ribaat

Après la pauvreté extrême, les branches pourries de la dépravation sociale et du satanisme ; décortiquons maintenant les entrailles du monstre rouge marocain à abattre tôt ou tard, tout comme son acolyte monstre vert algérien des généraux militaires au pouvoir !

Tout un réseau bien ficelé, de corrompus, de traîtres, d’hypocrites et toute la mafia marocaine au gouvernement alaouite, sous l’œil avisé de leur « roi des cons » qu’il surnomme Mohammed VI, un gourou assujettit aux nombreux problèmes de santé, ainsi que son poids excessif qui le fatigue quand l’animal bouge ou parle aujourd’hui ! En effet, fâchés avec la justice divine (la Sharia), les idolâtres engraissés d’injustice savent entre autres « réfléchirent »…DANS LEUR INTERETS COMMUNS à l’insu des croyants et des croyantes sur cette terre provisoire !

Parmi ces intérêts néfastes, sont les substances et les drogues qui tues et brises les familles, ainsi que tous types de corruption, puisque les gouverneurs infidèles arabes et étrangers, avec un semblant de lois et de droits illusoires, ne connaissent aucune limite à propager le mal et de façon clair, sous l’œil malade de leurs maîtres occidentaux !

Classé dans les archives criminelles sous le Dossier que vous lisez « le Maroc et la secte alaouite », suivant cette quatrième partie :

LA DROGUE ET LES CORRUPTIONS AU MAROC

Wikileaks révèle les relations de Mohamed VI avec la Mafia de la drogue.

Ismaïl Fellah pour Ennahar Online, le Dimanche 5 Décembre 2010.

Un rapport de l’ambassade U. S. à Rabat révèle l’implication du régime marocain dans les opérations de soutien aux activités des trafiquants de drogue, soit en fermant l’œil sur les activités de ceux-ci, soit en s’attaquant aux éléments des services de sécurité qui luttent contre la contrebande de la drogue.

Pour la première fois, un document officiel américain parle de l’implication du Maroc dans des affaires de trafic de drogue, en citant des responsables de la police marocaine travaillant au niveau de l’aéroport de Casablanca, sanctionné à la mi-août de l’année 2009 après avoir arrêté les fils du président et d’un ministre sénégalais pour possession de drogue.

Selon le rapport, le roi Mohamed VI n’avait pas apprécié l’arrestation des fils du président et d’un ministre sénégalais à son insu et sans l’avoir consulté au préalable. Les deux sénégalais furent ensuite libérés et les policiers sanctionnés.

Le rapport cite aussi un responsable de la police marocaine à Casablanca qui a été muté dans la ville occupée de Laâyoune après avoir implicitement accusé le régime du Makhzen d’être derrière la mafia de la drogue.

Un autre rapport publié par Wikileaks daté de 2008 parle de la corruption qui gangrène l’armée marocaine, notamment parmi les hauts responsables de l’institution militaire. On peut y lire « l’armée marocaine souffrent de corruption, de bureaucratie, de la baisse du niveau d’instruction des officiers et de la menace permanente de l’extrémisme de certains éléments ». Et d’ajouter que « le chef de la gendarmerie royale, le général Hasni Ben Slimane « serait impliqué dans des affaires de corruption ».

La corruption, selon le rapport, gangrène le haut de la hiérarchie militaire au Maroc et le général Benani, s’est transformé en « baron du lait ». Ce dernier, profitant de sa position de chef de l’armée au Sahara occidental occupée pour manipuler les marchés pour l’approvisionnement de l’armée en lait, réalisant ainsi une fortune en milliards de dollars, en plus de son implication avec d’autres généraux dans des marchés douteux de permis de pèche sur les côtes du Sahara occidental. Il a réussi ainsi, selon le rapport, à construire un palais pour sa famille avec l’argent de la corruption.

La corruption touche aussi les officiers qui, pour prétendre à des promotions, payent des pots de vins à leurs responsables.

Source : http://www.leral.net/Wikileaks-revele-les-relations-de-Mohamed-VI-avec-la-mafia-de-la-drogue_a12500.html

Au Maroc, une corruption très royale.

Ignace Dalle le 12 Avril 2012, journaliste, auteur notamment de « Hassan II. Entre tradition et absolutisme », Edition Fayard, Paris, 2011.

Interdit comme la plupart des ouvrages mettant en cause la monarchie, « Le Roi prédateur, Main basse sur le Maroc », de Catherine Graciet et Eric Laurent, fait un tabac depuis sa sortie au début du mois de mars (1). Le titre provocateur mais, surtout, le contenu assez accablant pour Mohammed VI et certains de ses proches ont en effet conduit plusieurs sites locaux à le mettre en ligne, en français et en arabe. Les interventions et les menaces de sanction de l’éditeur n’ont pas eu d’effet réellement dissuasif.

L’engouement des Marocains pour ce livre n’est évidemment pas étranger à la situation que connaît depuis plus d’une année le royaume dans la foulée des révoltes arabes. Représentés par le Mouvement du 20 février (2), des dizaines de milliers de Marocains ont manifesté presque toutes les semaines en 2011 dans de nombreuses villes du pays pour que cessent la corruption et les passe-droits et que s’instaure une véritable démocratie. Deux hommes, deux conseillers et amis du roi, incarnent à leurs yeux les dérives du régime : Fouad Ali el Himma et Mounir Majidi. Les manifestants les accusent d’être les principaux animateurs d’un petit groupe d’affairistes qui a entrepris de faire main basse sur le Maroc au profit de la monarchie et de ses affidés.

« Quand on est du peuple, Sire, on a toujours quelque chose sur le cœur », écrivait Victor Hugo. Or, Le Roi prédateur conforte tristement la belle intuition de l’auteur des Misérables. Bons connaisseurs du pays (3), les deux auteurs ne mettent pas seulement en lumière les pratiques mafieuses de proches de Sa Majesté mais démontent un système qui conduit le peuple marocain à engraisser à son corps défendant une nomenklatura aussi avide que cynique, à commencer par la famille royale.

Avec un culot monstre et un rare cynisme, les hommes d’affaires du souverain ont expliqué à qui voulait les entendre au début des années 2000 qu’un « champion national » devait être « un leader dans son domaine, faire office de locomotive pour les autres entreprises et servir de levier pour tirer un secteur vers l’excellence ». Mais, affirment les auteurs, loin de donner l’exemple comme ils le prétendaient, on s’est vite aperçu que, pour ces étranges businessmen, le champion national est en réalité « une entreprise dont le roi est actionnaire et qui n’accepte d’évoluer que dans un contexte de monopole ou, à la rigueur, de quasi-monopole... Aucune concurrence sérieuse n’est tolérée et tous les moyens sont mis en œuvre pour parvenir à ces fins, y compris le recours à une justice peu réputée pour son indépendance ».

Même si les faits évoqués sont pour l’essentiel connus grâce au travail courageux de la presse marocaine indépendante qui, à ses risques et périls, a rendu compte à maintes reprises ces dix dernières années des magouilles et coups tordus des gestionnaires de la fortune du monarque (4), le livre a le mérite d’offrir une synthèse complète de leurs agissements — enrichie d’utiles précisions — ainsi qu’un éclairage édifiant.

Il apporte également ce que l’hebdomadaire « TelQuel » a qualifié récemment de « plus-value », à savoir le témoignage « on the record » de Khalid Oudghiri, ex-patron de la banque Attijariiwafa, porté aux nues avant d’être écarté brutalement, poursuivi, condamné et finalement gracié juste avant la sortie du livre… La gestion de cette affaire en dit long sur la manière dont le régime est capable de fabriquer un coupable. Ancien du groupe BNP-Paribas, banquier aux compétences reconnues internationalement, M. Oudghiri, qui possède la double nationalité française et marocaine, a su distiller soigneusement ses confidences et si le Palais l’a « gracié », c’est qu’il ne tenait certainement pas à ce qu’il fasse de nouvelles révélations aux conséquences ravageuses.

L’affrontement de Khalid Oudghiri avec Mounir Majidi et ses amis affairistes était inévitable pour au moins trois raisons : d’abord, parce que M. Oudghiri avait clairement exprimé son souci de désengager le souverain du cœur de l’économie du royaume afin d’éviter une regrettable confusion des genres. Ensuite, parce qu’il n’avait jamais caché sa volonté de lutter contre la corruption au Maroc (5). Enfin, parce que ses bons rapports avec le monde des affaires Français l’auraient certainement amené à dénoncer le comportement de Majidi et consorts à l’égard de grandes sociétés Françaises.

De fait, Khalid Oudghiri évincé, Majidi et Hassan Bouhemou, son « impitoyable éminence grise (6) » peuvent parachever la mise à l’écart de deux groupes Français très présents au Maroc : Axa et Auchan. Même si le Maroc avait de bonnes raisons de revoir les conditions trop avantageuses qui avaient été consenties aux deux entreprises, la désinvolture avec laquelle MM. Majidi et Bouhemou opérèrent choqua d’autant plus leurs dirigeants que du temps de Hassan II, de telles « mauvaises manières » n’auraient jamais pu avoir cours ! Il ne s’agit pas de reprocher aux deux hommes de s’être montrés intraitables en affaires mais de n’avoir respecté aucune des règles qui s’imposent dans les négociations commerciales. « Mounir Majidi et Hassan Bouhemou dégagent des bénéfices record et se prennent pour des hommes d’affaires, note Khalid Oudghiri. Mais quel est le rapport avec l’économie réelle quand tout cela est guidé par l’arbitraire royal ? Aussitôt que quelqu’un s’exprime au nom de la volonté royale, personne ne peut s’y opposer ».

En s’appuyant sur une justice aux ordres, en bénéficiant de la complaisance du gouvernement, en jouant sur la peur des responsables de déplaire à Sa Majesté, en bénéficiant de la complicité du gendarme de la Bourse, MM. Majidi et Bouhemou ont pu non seulement évincer les deux groupes Français mais, plus grave, faire main basse sur l’économie Marocaine. Les entreprises contrôlées par le monarque sont ainsi devenues de véritables machines à cash alimentées par les consommateurs marocains...

Les auteurs évoquent également « la candeur » du monde des affaires Français convaincu que le marché Marocain était définitivement acquis et qu’une intervention de la diplomatie Française permettrait de régler ces « malentendus ». Mais, comme le relève Catherine Graciet, « il n’y a eu aucun relais politique pour les industriels Français car pour l’Elysée ou le Quai d’Orsay, on ne touche pas à la stabilité du Maroc : c’est une loi non écrite ! »

Pour les deux auteurs, il est temps que la diplomatie Française fasse son aggiornamento tant sa vision des relations bilatérales est dépassée : avec la victoire du Parti de la justice et du développement (7), la menace islamiste ne tient plus la route et envisager le Maroc comme relais diplomatique de la France n’a plus de sens depuis l’avènement de Mohammed VI, compte tenu de l’absence de ce dernier sur la scène internationale, contrairement à Hassan II.

Catherine Graciet et Eric Laurent se montrent sans doute excessifs en écrivant que, à l’inverse des diplomates Américains qui tissent des liens avec l’ensemble des acteurs de la société civile, « les Français préfèrent singer le makhzen dans ce qu’il a de plus vil : l’attitude du serviteur qui ne bronche jamais et acquiesce en permanence ». Si, jusqu’à nouvel ordre les Etats-Unis ne sont certainement pas un modèle de diplomatie à l’égard du monde arabe, il n’en reste pas moins que la complaisance des dirigeants Français à l’égard du royaume est de plus en plus incompréhensible.

Pour les auteurs, le soutien de la France au Maroc est d’autant plus surprenant que Mohammed VI a montré qu’il était « à contre-courant des aspirations et des mouvements de fond qui agitent les sociétés des pays arabes et musulmans ».

Pour Catherine Graciet, « le régime, dont l’affairisme est ouvertement dénoncé, n’a pas d’autre choix que de se réformer : ou bien, il se retire des affaires, ou il s’expose à ce qui s’est passé dans d’autres pays arabes ».

Notes :

(1) Le Seuil, Paris, 2012, 17,80 euros. L’hebdomadaire « Tel Quel » a toutefois publié des extraits du livre dans sa livraison du 17 mars 2012.

(2) Le mouvement de contestation a débuté le 20 février 2011 au Maroc. Lire Ignace Dalle, « Et au Maroc le roi parlait », Le Monde diplomatique, avril 2011.

(3) Catherine Graciet a collaboré au Journal Hebdomadaire, qui a dû finalement suspendre sa parution à la suite de pressions du pouvoir. Eric Laurent est l’auteur de deux livres d’entretiens avec « Hassan II : Mémoire d’un Roi » (1993) et « Le Génie de la modération » (2000).

(4) Dès le début des années 2000, le directeur du Journal Hebdomadaire, Aboubakr Jamaï, avait dénoncé le fait que la Bourse de Casablanca soit contrôlée pour plus de moitié par le Palais. A la même époque, le regretté Rémy Leveau, spécialiste du royaume, avait mis les points sur les i : « Moi je dis les choses tout bêtement : est-ce que Mohammed VI va continuer à faire des affaires ? Dans un système en voie de transition démocratique, le roi ne peut pas être entrepreneur et ne peut faire concurrence aux entrepreneurs. Dans cette situation, il doit renforcer sa position d’arbitrage. »

(5) La banque qu’il dirigeait alors a obtenu en 2005 le premier prix décerné par le premier ministre du Maroc pour son programme de lutte contre la corruption.

(6) Polytechnicien et ingénieur des mines, Hassan Bouhemou, qui, selon les auteurs, déteste la France, est le véritable maître d’œuvre de la « stratégie » économique et financière du Palais, M. Majidi le couvrant politiquement.

(7) Vainqueur des élections de fin novembre 2011, le PJD, islamiste « modéré », dirige le gouvernement depuis le début de 2012.

Source : https://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2012-04-12-Maroc

La grande corruption règne en maître au Maroc

Le Monde.fr | 25.06.2012 à 18h25 • Mis à jour le 25.06.2012 à 18h25 | Ahmed Benchemsi, chercheur à l'université Stanford (Etats-Unis), ex-directeur du magazine marocain « Tel Quel »

L'affaire BaySys illustre jusqu'à la caricature la mécanique implacable du « Majidi business », aujourd'hui au cœur de la corruption d'Etat au Maroc.

Imaginez que le chef de l'Etat français soit aussi, dans le même temps, propriétaire de la plus grosse holding privée du pays. Difficile à envisager ? Attendez, cela ne fait que commencer.

Imaginez aussi que le secrétaire général de l'Elysée soit le PDG de cette holding. Imaginez que cet homme, ainsi devenu l'homme d'affaires le plus puissant de la République, possède par ailleurs une ribambelle d'entreprises en son nom propre, qui décrochent des concessions ou marchés publics à tour de bras. Inconcevable, dites-vous ? Ce n'est pas fini.

Imaginez maintenant que le premier ministre prévoie, par décret officiel, d'investir des millions d'euros d'argent public dans une société privée appartenant au secrétaire général de l'Elysée… Et enfin, le coup de grâce : imaginez que la société en question soit une entreprise fantôme sans locaux ni personnel et qui présente — le pompon — de faux chiffres en guide de plan d'affaires !

 

Si seulement le dixième de tout cela était vrai, le président français tomberait immédiatement, entraînant le gouvernement, voire la cinquième République dans sa chute. Mais ce qui n'est pour la France qu'une fiction invraisemblable est la réalité crue du Maroc, un pays ami et allié.

Pour ceux qui l'ignorent encore, le roi Mohammed VI est en effet l'actionnaire majoritaire du groupe SNI, qui comprend entre autres la plus grosse banque privée, le plus gros opérateur minier et la plus grosse chaine de distribution du royaume. L'homme qui dirige ce conglomérat tentaculaire, dont le chiffre d'affaires équivalait il y a quelques années à 8% du PIB, s'appelle Mounir Majidi, et il occupe en même temps la fonction de secrétaire particulier de Mohammed VI.

A ce titre, il est le plus proche collaborateur du souverain puisqu'il aménage son agenda, organise ses rencontres, filtre les informations qu'il reçoit, etc. Cette double casquette fait de M. Majidi l'homme le plus détesté par les milieux d'affaires marocains. Forcément : il leur livre, au nom du roi, une concurrence aussi impitoyable que déloyale, vu son influence démesurée sur des organismes financiers comme la Caisse de dépôt et de gestion, le ministère des finances, l'administration des impôts, etc. Mais l'homme d'affaires de la monarchie n'oublie pas ses propres intérêts. Egalement propriétaire de plusieurs entreprises opérant dans divers secteurs, M. Majidi n'hésite pas, pour défendre ses affaires personnelles, à tirer sur les leviers étatiques dont il dispose.

Révélée il y a deux semaines sur le blog de l'auteur de ces lignes, l'affaire BaySys illustre jusqu'à la caricature la mécanique implacable du « Majidi business », aujourd'hui au cœur de la corruption d'Etat au Maroc.

Ce qu'il faut en retenir : en 2010, le secrétaire particulier de Mohammed VI entre en contact avec BaySys, un équipementier aéronautique américain à la recherche d'un partenaire financier pour le tirer d'une mauvaise passe. Plutôt que sortir son propre chéquier (il en a pourtant les moyens), M. Majidi oriente l'équipementier américain vers Royal Air Maroc (RAM). C'est donc la compagnie aérienne publique qui devra débourser les quelque 25 millions d'Euros dont BaySys avait besoin, en ponctionnant l'argent du contribuable… mais non sans que M. Majidi n'en profite au passage. A cet effet, le Secrétaire particulier du roi crée en août 2010 BaySys Morocco, une coquille vide sans locaux ni personnel qu'il contrôle à 100% via deux sociétés écrans.

Quelques mois plus tard, un décret officiel du Premier ministre marocain Abbas El Fassi autorise la RAM à prendre des parts dans BaySys Morocco. Mieux encore : les prévisions qui justifient cet investissement sont particulièrement fantasques. Il est ainsi prévu que la société de M. Majidi réalise un chiffre d'affaires de 45 millions d'euros et un bénéfice net de 4,3 millions d'euros… dès sa première année d'exercice, et sans qu'aucune hypothèse de calcul n'étaye ces chiffres incroyables ! Le plus aberrant est que ces prévisions peu crédibles ont traversé, sans changement, cinq niveaux de vérification supérieurs de l'Etat marocain : la RAM elle-même, puis le ministère des Finances, la Primature, le Secrétariat général du gouvernement et enfin la Banque Centrale, qui a publié les mêmes chiffres quelques mois plus tard, tels quels, dans un document interne. Les hauts fonctionnaires marocains seraient-ils tous incompétents ? Bien sûr que non. Seulement, à partir du moment où le tout-puissant Secrétaire particulier du roi est impliqué dans une procédure, les commis de l'Etat, aussi haut placés soient-ils, signent ce qu'on leur demande de signer sans poser de questions.

Au final, l'investissement n'a pas eu lieu car l'affaire a capoté pour des raisons qui restent à éclaircir (malgré de multiples relances, les responsables de BaySys International sont restés muets). La manière dont tout cela a été goupillé, néanmoins, renseigne sur la nature réelle du régime marocain : un système où les conflits d'intérêts règnent et où le trafic d'influence bat son plein, au plus haut niveau de l'Etat et avec la complicité des autorités élues.

Abbas El Fassi, chef d'un parti politique et ancien premier ministre qui a signé le décret BaySys, est aussi, incidemment, le père de Fihr El Fassi, ancien DG de l'une des sociétés de M. Majidi. La société en question, FC Com, domine le marché de l'affichage au Maroc grâce aux conditions extrêmement avantageuses accordées par les municipalités et offices publics. Salaheddine Mezouar, autre chef de parti et ancien ministre des Finances qui a cosigné le décret BaySys, est aussi un des obligés de l'entourage royal. Il a récemment été épinglé pour s'être accordé des primes mirobolantes, au prix d'un échange de faveurs avec Noureddine Bensouda, actuel trésorier général du royaume, ancien directeur des impôts et autre membre de la Cour. Et ainsi de suite…

L'année dernière, pourtant, le Maroc avait lui aussi vécu son « printemps arabe ». Confronté à des manifestants réclamant la démocratie (1), Mohammed VI avait fait promulguer une nouvelle Constitution sensée instaurer la « bonne gouvernance » et la « reddition des comptes ». Une réforme qualifiée alors d’« exemplaire » par Nicolas Sarkozy et d’ « historique » par Alain Juppé. Jugez plutôt : l'article 36 du nouveau texte fondamental interdit expressément… le trafic d'influence ! —un délit par ailleurs puni de 2 à 5 ans de prison par l'article 250 du code pénal marocain (2). Mais au Maroc, la théorie est une chose et la pratique en est une autre. Quel procureur serait assez fou pour enclencher des poursuites contre Mounir Majidi, ou en général contre les membres d'une clique couverte par le roi en personne ? Jaafar Hassoun, un juge qui s'était essayé à titiller des proches du monarque, s'est retrouvé en 2011 radié de la magistrature, interdit de se reconvertir dans le barreau et harcelé pour abandonner toute velléité de se lancer en politique.

En l'absence de contre-pouvoirs fonctionnels, la grande corruption s'épanouit librement au Maroc, face à l'apathie grandissante d'une opinion publique désabusée par tant de duplicité. Naguère rugissante, la presse indépendante n'est plus que l'ombre de ce qu'elle était, vaincue par une décennie de harcèlement judiciaire et économique. M. Majidi, également le premier annonceur publicitaire du pays, a démontré sa capacité à boycotter des journaux jusqu'à les acculer à la faillite. Aujourd'hui, les titres de presse les plus courageux peuvent encore épingler des seconds couteaux comme MM. Mezouar ou Bensouda. Mais dès qu'on approche du premier cercle royal, silence général.

Il est révélateur que l'affaire BaySys, alors même qu'elle « buzzait » intensément sur Internet et les réseaux sociaux (elle a même engendré le hashtag #MajidiGate sur Twitter)… n'ait pas été mentionnée par un seul journal marocain. Quant au gouvernement islamiste de Abdelilah Benkirane, élu sur la promesse de lutter contre la corruption, il est tout aussi silencieux (3). Et pour tout dire, simplement hors sujet.

Source : http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/06/25/la-grande-corruption-regne-en-maitre-au-maroc_1724410_3232.html

__________

Note Ribaat :

(1) : « L'année dernière, pourtant, le Maroc avait lui aussi vécu son « printemps arabe ». Confronté à des manifestants réclamant la démocratie » :…

Chez un musulman et une musulmane authentique…ensembles ils combattent le Taghout ! L’une des ficelles du Taghout est la démocratie, si une partie du peuple au Maroc est hypnotisé par la flûte de Satan, d’autres que sont les croyants et croyantes sincères veulent le rétablissement de l’Islam politique, quoi de plus logique. Donc les manifestants ici ne représentent pas la majorité du peuple ! C’est sans compter les Hadiths relatifs au retour du Khalifa et de l’Etat Islamique que la Oumma doit se fier pour retrouver l’honneur et la gloire de l’Islam spirituel et temporel jusqu’à la fin des temps.

(2) : « l'article 36 du nouveau texte fondamental interdit expressément… le trafic d'influence ! — un délit par ailleurs puni de 2 à 5 ans de prison par l'article 250 du code pénal marocain » :…

Ici et ailleurs, vous lirez différents code pénal issu des nationalistes et démocrates démesurément gonflés d’orgueil et en mal de justice n’est-ce pas ! Ces lois servent à se donner une « bonne image » alors que l’on sait que la corruption et le non-droit sont de mise dans toutes les doctrines de Satan. Le Satané agit lui même de la sorte, quand le Diable veut détourner les gens en passant par des « paroles enjolivées », une faible ruse en voie d’extinction qui finira par disparaître en même temps que l’injustice planétaire vaincu à jamais, au fur et à mesure de l’avancée de l’Etat de l’Islam mondiale, inchaAllah.

(3) : « Quant au gouvernement islamiste de Abdelilah Benkirane, élu sur la promesse de lutter contre la corruption, il est tout aussi silencieux » :…

Comme le stipule la journaliste et auteur Ignace Dalle « Vainqueur des élections de fin novembre 2011, le PJD, islamiste « modéré », dirige le gouvernement depuis le début de 2012. », et bien elle n’a rien d’Islam ! En effet, participer aux parlements du Taghout et l’un des 10 actes annulatifs de l’Islam ; en plus cette énergumène de Abdelilah Benkirane, se dit un partie « modéré » alors qu’en Islam vous ne pouvez pas tricher avec notre Créateur Allah, c’est soit Sa Sharia divine pour régler tout les problèmes de société historiquement comme autrefois, sois vous êtes incrédules alors que les demi-mesures n’existe pas dans notre Religion de vérité et de clarté.

Il n’y a que les naïfs, les assoiffés d’argent et surtout les hypocrites qui pénètrent dans le jeu démocratique imposé par la Franc-maçonnerie mondiale. En son sein amer, ils auront un « statue » pour légiférer un étrange « Islam de tolérance » qui traduit un Islam dépouillé de ses valeurs divines, tout en consolant les Démons humains qui aspirent à plus d’injustice dans toutes les doctrines de Satan/Iblis le djinn et sa légion perdant d’avance. Il suffit d’étudier les faux partis dite « islamique » en Turquie ou en Palestine rien que ça, pour comprendre profondément les mécanismes de lâcheté et d’applaventrisme chez les hypocrites et acolytes qui ne veulent guère lancer le Jihad armée contre les oppresseurs, à l’instar de l’Etat Islamique selon le Droit divin légiféré par Allah celui qui anéantit les tyrans de ce monde, par qui Il veut.

Puisse Allah le Très Haut réveiller davantage la Oumma face au danger de la corruption en démocratie, amine.

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